Aller au Saguenay dans l’temps | 2 novembre 2019 | Article par André Lévesque

La 1re Avenue, au coin de la rue des Chênes, en direction nord. 6 décembre 1953. La « route pour Chicoutimi », comme on la surnommait aussi à l’époque…

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Aller au Saguenay dans l’temps

Avant la construction du boulevard Laurentien, c’était par la 1re Avenue et le boulevard Henri-Bourassa qu’on accédait à la Route 54.

Cette route – devenue la 175 –  était surnommée « la route du coroner » à cause des nombreux accidents qui s’y produisaient. Une route à deux voies, sinueuse, très achalandée. En hiver, on y risquait sa vie à chaque détour…

Barrière de Stoneham – Parc des Laurentides

Barrière de Stoneham.. Date incconue.
Crédit photo: Flick.com

Il y avait deux barrières entre Stoneham et Laterrière au Saguenay.  La distance entre les deux était de 90 milles, donc à la vitesse permise de 60 milles à l’heure, ça devait prendre 90 minutes. Les cowboys de la route roulaient plus vite et ils s’arrêtaient à l’Étape pour allonger leur temps et éviter les amendes.

Les véhicules devaient arrêter obligatoirement à ces postes de contrôle. Deux gardiens du ministère de la Faune inscrivaient les renseignements suivants :

  • La date et l’heure (le voyage devait s’effectuer en une heure trente minutes minimum).
  • Le genre de véhicule.
  • Le numéro de la plaque d’immatriculation.
  • Le nombre de passagers et la destination.

L’Étape

L’Étape. Date inconnue.
Crédit photo: Flick.com

Une halte à L’Étape s’imposait avant de continuer la route vers le Saguenay. On y trouvait un poste d’essence, un resto et bien sûr des toilettes. Il y avait aussi une dépanneuse en permanence, au cas où…

Traverser le Parc des Laurentides était toujours une aventure. Quand on arrivait au Saguenay, on se faisait toujours demander :

« Pis, comment était le Parc? »

Faire ce trajet en Coccinelle était, oui, une aventure…