Les <em>Cabanes de Saint-Sauveur</em> de Louis Fortier en visite à Limoilou | 7 novembre 2019 | Article par Suzie Genest

Cabanes de Saint-Sauveur présente des peintures réalisées de 1976 à 1979 par l’artiste Louis Fortier, qui s’est inspiré des vieilles maisons de son quartier natal.

Crédit photo: Page Facebook Artiste Louis Fortier

Les Cabanes de Saint-Sauveur de Louis Fortier en visite à Limoilou

Connu comme le père de l’îlot Fleurie, l’artiste Louis Fortier s’est taillé une place dans l’histoire populaire de Saint-Roch, qu’il a habité. Né à Saint-Sauveur, quartier au cœur d’une exposition posthume en cours jusqu’au 1er décembre aux Trafiquants d’art, il a aussi laissé sa trace à Limoilou.

Lorsque le cancer a emporté Louis Fortier en mars 2000, c’est quelque 400 tableaux, représentant une dizaine de périodes de sa carrière, que l’artiste a laissés derrière lui.  Son fils Paul avait 18 ans.

« Il m’avait demandé : qu’est-ce que tu vas faire avec mon œuvre? J’ai dit que je pensais vendre les œuvres, les diffuser, pour que les gens puissent en profiter, et que je remettrais l’argent à maman. Je pensais que ce qui le préoccupait, c’était de savoir où iraient les œuvres, mais en fait, il s’inquiétait de nous laisser avec cette responsabilité sur les épaules…»

Par devoir de mémoire, pour honorer la dimension sociale de la démarche de son père, un autodidacte multidisciplinaire, Paul Fortier tenait à offrir des œuvres à des prix pas trop élevés. Le choix d’un lieu d’exposition posait un certain défi. « Mon père était anticonformiste; les galeries, ça ne lui disait pas grand-chose. Mais les Trafiquants d’art, c’est un modèle différent », dit-il. Il y a trouvé les conseils dont il avait besoin pour organiser l’exposition en cours.

De Saint-Sauveur à l’ïlot Fleurie, en passant par la Canardière

Mettant en vedette les maisons du quartier Saint-Sauveur, l’exposition Cabanes de Saint-Sauveur présente des peintures que l’artiste a réalisées de 1976 à 1979, en s’inspirant des vieilles maisons de son quartier natal. Elle comprend aussi quelques incursions dans l’architecture du Vieux-Québec et en nature.

Au fil des œuvres, des textes de Paul Fortier assortis de photos d’archives retracent des étapes marquantes du parcours de l’artiste, qui s’est échelonné sur 25 ans. On y apprend ainsi qu’entre 1990 et 1994, Louis Fortier a occupé un atelier aux Galeries de la Canardière, dont les propriétaires prêtaient les espaces vacants à des artistes. Durant cette période considérée comme sa plus éclatée, il a créé des sculptures en réutilisant des objets domestiques.

On y revit aussi l’épopée de l’îlot Fleurie, qui a marqué la mémoire d’enfant de son fils, aujourd’hui revenu vivre dans une maison du secteur. Paul Fortier est aussi l’auteur du site consacré à l’œuvre de père, qu’il bonifie périodiquement au artistelouisfortier.com

L’exposition Cabanes de Saint-Sauveur est présentée jusqu’au 1er décembre aux Trafiquants d’art.

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