Comment peuvent vivre les petits commerçants?

En réaction à l’annonce, plus tôt aujourd’hui, de la fermeture de Myco Anna, qui avait une boutique sur Saint-Vallier Ouest Saint-Sauveur, Françoise Travet, propriétaire de Timôme et merveilles, partage son inquiétude quant au sort des commerces ayant pignon sur rue.

Il faut oser parler de ce qui tue les commerces de nos jours : les nouvelles façons d’acheter, la concurrence réelle contre les commerces avec pignon sur rue.

Oui, il est difficile d’avoir un commerce de détail ou de vêtements avec pignon sur rue de nos jours. Les loyers et les taxes de la Ville sont bien trop cher par rapport à l’achalandage, en plus de la concurrence. De plus, au Québec, il faut également composer avec la météo. Ce n’est vraiment pas facile.

Pour comprendre un peu, il faut savoir qu’il y a quelques années, les fabricants et les artisans, vendaient uniquement aux boutiques qui faisaient la promotion et la vente de leurs produits. De nos jours, ils vendent aux boutiques comme nous, mais ils ont également leur propre boutique en ligne. Et il y a des réseaux de vente en ligne comme Etsy, tous les salons et les marchés de Noël, Facebook… Également, de nombreux particuliers fabriquent eux-mêmes des produits et les vendent, sans avoir de loyers commerciaux, taxes municipales, taxes tout court et autres charges à payer.

Par ailleurs, au Québec, il n’y a aucune loi sur les soldes, donc tout peut toujours être en solde. C’est super pour les clients, mais comment voulez-vous que les petits commerces s’en sortent? Si nous n’avons pas les reins assez solides financièrement et moralement, c’est très dur d’avoir un commerce avec pignon sur rue de nos jours. Et il faudrait que les médias, lorsqu’ils parlent de subventions ou d’aides du gouvernement, précisent bien que ça ne concerne aucunement les commerçants. On parle toujours d’aide pour les PME, mais même si nous sommes des petites et moyennes entreprises, nous ne sommes pas concernés.

À quand une aide pour les petites entreprises comme nous, les commerçants?

Françoise Travet, propriétaire de Timôme et merveilles