Des icônes bientôt exposées à Notre-Dame-de-Rocamadour | 2 mars 2019 | Article par Véronique Demers

Crédit photo: Véronique Demers

Des icônes bientôt exposées à Notre-Dame-de-Rocamadour

Alors que Notre-Dame-de-Rocamadour célèbre ses 100 ans de présence au Québec en 2019-2020, une exposition permanente devrait prochainement voir le jour au sanctuaire qui lui est dédié, à l’église Saint-Fidèle. L’instigatrice du projet, Mireille Éthier, souhaite mettre en valeur une collection unique d’icônes réalisées par sa défunte mère, Gilberte Massicotte Éthier.

Une exposition sur les icônes intitulée Parolicône avait déjà eu lieu dans les années 1990 à la cathédrale Notre-Dame de Québec et en 2008 chez les Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier.

« Maman est décédée en 2013. Elle avait distribué les icônes à tous ses enfants mais souhaitait que Parolicône continue. On a respecté sa volonté. On a trouvé trois lieux, mais on a croisé quelques obstacles. On souhaite maintenant implanter le projet au sanctuaire marial de Limoilou. On attend l’approbation des marguilliers », souligne Mireille Éthier.

Ainsi, une quarantaine d’icônes devraient être exposées d’ici un an dans le cadre d’une exposition permanente, au sous-sol de l’église Saint-Fidèle, où est le sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour. L’ajout d’un ascenseur pour offrir l’accessibilité universelle est prévu.

« Un généreux donateur nous permet de réaliser l’exposition, mais on continue d’amasser des fonds pour le volet technique. L’abbé Julien Guillot appuie le projet, et nous recevons l’aide de Cyrille Gauvin Francoeur, directeur artistique et concepteur de Parolicône. Il souhaite redonner à son milieu », détaille Mme Éthier.

Chemin d’intériorité

L’icône – souvent associée à l’Église d’Orient – est une peinture religieuse réalisée sur un panneau de bois. La vie de Jésus y est souvent dépeinte, dans des moments marquants, comme sa naissance, certains miracles, la crucifixion et sa résurrection.

« L’exposition se veut un chemin d’intériorité. On saura que c’est réussi si ça met les gens en silence après les avoir vues », estime l’initiatrice du projet.

Gilberte Massicotte Éthier, décédée en 2013, a fait l’École des beaux-arts, en plus d’avoir terminé plus tard, une fois les enfants partis de la maison, un diplôme en arts au Cégep de Sainte-Foy et un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval. Malgré l’acquisition de connaissances additionnelles et le perfectionnement de sa technique, l’artiste-peintre n’avait jamais entendu parlé d’icônes.

Une visite marquante au monastère

L’exposition aurait pu ne jamais voir le jour si Mireille Éthier ne s’en était pas remise à Dieu, il y a près de 40 ans. Convertie au christianisme, la femme de foi est partie en France. Elle y est restée pendant quelques années dans un monastère, où elle a mis le voile et prononcé ses premiers voeux.

« C’est avec les soeurs de Bethléem au monastère du même nom que j’ai cheminé beaucoup dans ma vie spirituelle. J’étais rendue à faire mes voeux permanents, mais dans mon coeur, c’était niet. Maman est venue me visiter au monastère, et c’est à ce moment-là que je lui ai parlé des icônes. Je lui ai suggéré d’essayer d’en faire. Elle avait une foi profonde, mais réalisait des toiles de divers styles. Les soeurs l’ont guidée vers un professeur d’icônes russe, puis elle a poursuivi par elle-même sa formation, en suivant aussi quelques cours à New York, avec Vladislav. Ça a donné suite à une imposante collection d’icônes », conclut-elle.

Sanctuaire de Notre-Dame-de-Rocamadour, église Saint-Fidèle
1260, 4e Avenue