Deux intervenantes à vélo en mission à Limoilou pour l’été | 25 juillet 2019 | Article par Véronique Demers

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Deux intervenantes à vélo en mission à Limoilou pour l’été

Depuis plus de 15 ans, le programme Sécuri-Parc de la Ville de Québec permet à une quarantaine d’intervenants de sillonner à vélo une centaine de parcs de la ville. Leur mission est d’augmenter notamment le sentiment de confiance dans le milieu et réduire les méfaits, dans une approche sans jugement.

Claudia Tremblay et Andrée-Anne Milhomme font partie des intervenants embauchés pour l’été. Elles veillent au bon voisinage dans les cinq parcs de Limoilou qu’elles parcourent, dont le parc Ferland.

Interventions de tout type

« On a accès à des personnes qu’on ne voit pas nécessairement à la Maison des jeunes l’Exode où on travaille. On ratisse plus large, puisque notre mandat est pour les 12-25 ans. Ça ne nous empêche pas d’intervenir aussi auprès de personnes plus âgées, mais dans ce cas, on va les diriger vers les services qui correspondent à leurs besoins», détaille Claudia Tremblay, intervenante sociale diplômée en toxicomanie.

« Avec Sécuri-Parc, la Ville collabore avec une vingtaine d’organismes communautaires. Les intervenants proposent et animent des activités, tout en dirigeant les jeunes, au besoin, vers les ressources communautaires et de loisirs du territoire, en sensibilisant les usagers des parcs aux règlements municipaux», explique Marie-Ève Therrien, directrice de section à la Division du développement communautaire et social de la Ville de Québec.

Andrée-Anne Milhomme et Claudia Tremblay, intervenantes sociales, sillonnent cinq parcs de Limoilou à vélo.
Crédit photo: Photo Courtoisie

Les sujets abordés entre les intervenantes et les usagers des parcs qu’elles sillonnent sont variés. « Ça peut être des questions sur l’avenir, des problèmes amoureux, des comportements inacceptables dans un parc. Ça dépend vraiment des situations », observe Andrée-Anne Milhomme, collègue de Claudia Tremblay. Les deux intervenantes collaborent notamment avec des travailleurs de rue.

Réduction des méfaits

« La diversité de pratiques s’inscrit dans une perspective d’un continuum de services. […] Quant à la réduction des méfaits, elle repose sur la diminution des conséquences négatives liées à de mauvais comportements sur la personne, son entourage et son environnement », indique Mme Therrien.

« Ce qui est bien, c’est qu’à force d’établir des contacts avec les gens, on arrive à créer une meilleure cohabitation entre les jeunes et les moins jeunes qui fréquentent les parcs. Les liens s’améliorent », renchérit Mme Milhomme.

Le programme Sécuri-Parc en bref

  • Création en 2002
  • Travail de prévention auprès des jeunes de 12-25 ans
  • Une quarantaine d’intervenants (dont onze dans La Cité–Limoilou) dans 135 parcs de Québec
  • Budget de 440 000 $ (2019)
  • Plus de 11 000 interventions dans La Cité–Limoilou (étés 2017 et 2018)