Élections fédérales 2019: rencontre avec Antoine Bujold (PLC) | 2 octobre 2019 | Article par Amélie Légaré

Antoine Bujold, candidat du Parti libéral du Canada.

Crédit photo: Amélie Légaré

Élections fédérales 2019: rencontre avec Antoine Bujold (PLC)

En vue des élections fédérales 2019, nous allons à la rencontre des candidat.e.s de Beauport-Limoilou pour connaître leurs motivations et leur vision des enjeux de la circonscription. Sous la forme d’un questionnaire électoral – le même pour tou.te.s  –, voici les réponses de Antoine Bujold, candidat pour le Parti libéral du Canada.

Entrepreneur et père de trois enfants, Antoine Bujold possède 15 années d’expérience dans le domaine de la gestion et de la restauration. Diplômé en science politique de l’Université Laval, le conseiller en affaires gouvernementales a déjà été candidat du Parti libéral du Canada aux élections fédérales de 2015.

Quel est votre lien avec la circonscription de Beauport-Limoilou?

Ma famille maternelle vient de la 8e rue à Limoilou. Mes parents se sont rencontrés dans un cabinet politique à Québec et mon père a été affecté à Ottawa. On a déménagé beaucoup, mais mon port d’attache était ma grand-mère qui résidait dans Limoilou au départ, et dans Beauport par la suite. Je me suis établi à Boischatel avec ma conjointe en 2000 et j’y habite depuis.

Pourquoi vous êtes-vous lancé avec le Parti libéral du Canada?

Je pense que tout le monde qui m’entoure était pas mal convaincu que j’allais finir par faire de la politique un jour. J’ai été dans le déni jusqu’en 2015. Quand M. Trudeau est arrivé avec les investitures ouvertes, ça m’a donné l’opportunité de faire ma propre place à moi. Tu te fais élire par les membres du comté. J’ai gagné mon investiture, ça venait me dédouaner de ma famille. Chaque jour, je suis un peu plus fier de ce que j’accomplis parce que je le fais avec mon équipe.

Selon vous, quels sont les enjeux majeurs dans la circonscription?

Le Port de Québec est un incontournable: les opérations actuelles et le projet d’agrandissement. C’est inévitable, il faut parler d’un enjeu comme celui-là à l’échelle canadienne, surtout de la cohabitation industrielle et résidentielle. Comment on fait cela? Certainement, en faisant un peu moins de politique, et en faisant un peu plus de démarchage et de recherche de solutions. Le deuxième volet, le projet d’agrandissement Laurentia proposé par l’administration du Port, est un autre enjeu. Par contre, en ce moment, l’Agence canadienne évalue les mémoires et le gouvernement du Québec collabore à cette étude donc j’ai confiance que les fonctionnaires ont l’expertise et les contacts nécessaires avec le milieu pour prendre la meilleure décision qui soit.

Oui, il y a des familles moins bien nanties dans Beauport-Limoilou, mais de manière générale, il y a un fil conducteur parmi tous ceux et celles que je rencontre dans le comté. Qu’est-ce qui va nous arriver demain? Qu’est-ce qui va arriver à mes enfants? Est-ce qu’on s’occupe assez de l’environnement? Est-ce qu’on travaille à développer nos communautés? Je suis un porteur de message comme candidat et c’est ce que j’aimerais pouvoir faire comme député. J’essaie de rester loin de la partisanerie, car ce qui est au centre de ma démarche, ce sont mes semblables,  les gens avec qui j’évolue dans mon milieu et dans ma circonscription.

Comment entrevoyez-vous l’engagement du gouvernement fédéral dans le projet de transport structurant de la Ville de Québec?

D’abord, je suis content que le projet aille de l’avant, car dans la dernière année, c’est la chose dont on m’a parlé le plus. Il y a des gens en banlieue qui sont condamnés de prendre leur véhicule pour aller au travail parce que le service de transport en commun n’est pas adéquat pour eux. […] Je pense que pour Québec, c’est une excellente nouvelle et j’ai hâte de voir les travaux avancer. Je sens une forte adhésion des citoyens de Québec sur ce projet.

Comment verriez-vous votre rôle de député ici dans votre circonscription par rapport à vos fonctions à Ottawa?

Je suis d’abord et avant tout le représentant de mes citoyens à Ottawa. Je n’en démordrai pas, ça me coûtera ce que ça me coûtera. En politique, nous sommes que de passage et les électeurs de Beauport-Limoilou vont demeurer. Le mieux que je puisse faire, c’est de porter leur voix à Ottawa le plus haut et le plus fort possible. C’est vrai que c’est difficile parfois, parce qu’il faut faire fi de ce qu’on pense. Sur certains enjeux, il y a de la division même dans ma circonscription.  Il faut trouver une façon d’être capable de concilier les opinions de tous et de chacun. C’est le défi qui m’attend et j’entends le relever avec brio.

Si vous êtes élu le 21 octobre, quelle serait votre première priorité?

Les premiers téléphones seraient en lien avec le Port de Québec : rencontrer l’administration du Port, essayer d’en savoir un peu plus sur l’avancement des travaux de l’Agence canadienne et parler de l’enjeu. Mon rôle est d’allumer les lumières sur ce qui se passe et sur les préoccupations de mes citoyens, et d’écouter ces préoccupations. Si ça peut aider la cohabitation de la zone industrielle dans son ensemble, tant mieux si je réussis à faire ça.