Élections fédérales 2019: rencontre avec Claude Moreau (Parti marxiste-léniniste du Canada) | 8 octobre 2019 | Article par Ève Cayer

Claude Moreau, candidat du Parti marxiste-léniniste du Canada.

Crédit photo: Eve Cayer

Élections fédérales 2019: rencontre avec Claude Moreau (Parti marxiste-léniniste du Canada)

En vue des élections fédérales 2019, nous allons à la rencontre des candidat(e)s de Beauport-Limoilou pour connaître leurs motivations et leur vision des enjeux de la circonscription. Sous la forme d’un questionnaire électoral – le même pour toutes et tous –, voici les réponses de Claude Moreau, candidat du Parti marxiste-léniniste du Canada.

Claude Moreau travaille depuis 46 ans comme mécanicien de machinerie fixe à l’hôpital Saint-François d’Assise. Il a été agent de grief et président du syndicat auquel il était affilié. Aux dernières élections provinciales, Claude s’est présenté comme candidat du Parti marxiste-léniniste du Québec dans Jean-Lesage. Il se définit comme un politicien travailleur.

Quel est votre lien avec la circonscription de Beauport-Limoilou?

J’ai étudié au Cégep de Limoilou. J’habite le quartier et j’ai élevé mes enfants ici. Je travaille dans Limoilou et je participe aux luttes d’ici.

Pourquoi s’être lancé avec le Parti marxiste-léniniste du Canada?

Le parti présente 50 candidats à travers le pays, dont 25 femmes. Tous nos candidats sont des politiciens-ouvriers et nous avons tous un seul mandat. Les politiciens-ouvriers sont des travailleurs issus du milieu ouvrier qui travaillent pour défendre leurs droits. Il n’y a pas beaucoup de travailleurs à la Chambre des communes, notre mandat est d’investir le peuple du pouvoir de décider.

Selon vous, quels sont les enjeux majeurs dans la circonscription de Beauport-Limoilou?

Les enjeux de la circonscription: les revenus sont bas, les loyers sont chers, l’air est pollué et l’armée maraude dans les écoles des quartiers défavorisés pour y recruter des jeunes et les détourner de leurs études.

En fin septembre, le Port de Québec, qui est fédéral, a tenu des « consultations publiques » sur l’agrandissement du port, mais les travaux sont déjà commencés. En plus, ils font venir de plus en plus de bateaux de croisière qui laissent tourner leurs moteurs plutôt que de les brancher et ça aggrave la pollution de l’air du quartier.

L’investissement dans la santé et les services sociaux doit être augmenté, surtout pour le secteur de la santé mentale qui est en crise depuis la fermeture de 70 lits.

Comment entrevoyez-vous l’engagement du gouvernement fédéral dans le projet de transport structurant de la Ville de Québec?

Certes, il faut faire quelque chose pour le transport. C’est réclamé depuis longtemps. Par contre, les citoyens vont-ils devoir migrer ailleurs à cause de ce projet? D’ailleurs, la Ville vient d’annoncer l’élargissement du boulevard Hochelaga, un investissement de 65 millions de dollars. Le projet de transport structurant aurait pu comprendre un trambus, c’est le fédéral et le provincial qui auraient dû le financer. Pour ce projet, j’ai un petit message : ne soyez pas pris au dépourvu, ne mettez pas vos boîtes de carton au recyclage, vous pourriez en avoir besoin.

Comment verriez-vous votre rôle de député ici dans votre circonscription par rapport à vos fonctions à Ottawa?

Dans les circonscriptions, avant, pendant et après les élections, les politiciens-ouvriers se développent pour devenir ceux qui décident et on les encourage à développer leur propre organisation politique et qu’ils s’organisent. Il y a une différence entre dire qu’on va être à l’écoute et porter le message pour eux dans le but de gagner des votes. Pour nous, ce sont plutôt les gens qui décident du mandat, des propositions, qui contrôle le messager et celui-ci rend des comptes régulièrement. Il peut aussi être démis de ses fonctions s’il ne fait pas le travail.

À Ottawa, on souhaite le renouveau politique, donner une nouvelle direction à l’économie et un gouvernement antiguerre.

Si vous êtes élu le 21 octobre, quelle serait votre première priorité?

Ma priorité serait le renouveau démocratique. On veut que les gens s’investissent de pouvoir maintenant, qu’ils s’activent et envisagent des solutions. On veut que l’argent soit au service au processus politique, pas pour financer les partis politiques.