J & M Couture, sauvé de justesse | 23 avril 2019 | Article par Véronique Demers

Crédit photo: Véronique Demers

J & M Couture, sauvé de justesse

Le commerce J & M Couture sur la 3e Avenue a bien failli fermer ses portes, faute de relève. Mais le sort en a décidé autrement. L’un des deux frères fondateurs, Michel Couture, a finalement trouvé une associée pour remplacer son frère aîné, Julien, récemment parti à la retraite.

« On peut dire que les planètes étaient alignées au cours des derniers mois. En janvier, je devais aller voir les frères pour de la confection, mais j’ai vu la pancarte  »À vendre ». J’allais donc poursuivre mon chemin et en rester là, mais par un concours de circonstances assez spécial, j’ai appris qu’ils ne voulaient pas vraiment fermer, mais plus trouver quelqu’un. Je suis donc revenue à mes premières amours », raconte Francine Quenneville, nouvelle associée chez J & M Couture.

Francine Quenneville et Michel Couture, associés, entourent Nathalie Poulin, employée.
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Mme Quenneville a tenu pendant une vingtaine d’années, sur la rue Saint-Jean, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, l’atelier Frangine, fermé depuis maintenant deux ans.

« Ma grand-mère paternelle était couturière dans un grand magasin comme Ogilvy. J’ai suivi ses pas en allant me former à l’école des grands couturiers canadiens Richard Robinson, à Ottawa », précise l’associée de Michel Couture.

Plus de 30 ans de couture

De son côté, le cofondateur de J & M Couture, à l’aptonyme prédestiné, se réjouit de poursuivre ses activités commerciales, avec un bail signé pour la prochaine année.

« J’ai commencé à 19 ans, mon frère en avait 28. Julien a appris son métier à Georges Valet Services, sur la rue du Roi. Il était bourré de talent. On a débuté ensemble à Martinizing Dry Cleaning, un nettoyeur sur la rue Saint-Jean. Après, il a quitté pour voler de ses propres et je l’ai suivi sur la 3e Avenue, dans Limoilou, pour ouvrir notre commerce J & M Couture, en 1982. Au fil du temps, on a dû voir une dizaine d’ateliers de couture ouvrir et fermer », évalue Michel Couture.

Pendant les premières années, il y avait un service de confection d’habits pour hommes, en plus des services de couture et réparations.

« Ça doit faire une vingtaine d’années qu’on ne faisait plus de confection, mais avec ma nouvelle associée, il est possible qu’on offre de nouveau ce service », mentionne celui qui se souvient avoir cousu des courtepointes avec sa mère.

J & M Couture
821, 3e Avenue
418 529-3134

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