Le coprin, champignon urbain du voisinage limoulois | 18 septembre 2019 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Jean Cazes

Le coprin, champignon urbain du voisinage limoulois

Immortalisée au lieu historique national Cartier-Brébeuf, la photo de champignon en tête d’article date déjà du 20 septembre 2006. Elle témoigne toutefois d’une « tradition naturelle » qu’on observe très souvent à l’arrivée de l’automne dans ce coin du quartier : le retour des coprins chevelus.

Tant dans le parc qu’aux abords de la rivière Saint-Charles tout près, les coprins chevelus (Coprinus comatus) se regroupent souvent en jolies colonies très serrées d’une hauteur jusqu’à une vingtaine de centimètres. Ils sont fort convoités par les mycologues conquis par leur saveur réputée délicate.

« Tous connaissent ce champignon qui fructifie sur nos pelouses dès les premières froidures de l’automne », lit-on sur le site Filière mycologique de la Mauricie, qui souligne les particularités de ce champignon « pour débutants », pourrait-on dire, considérant sa facilité d’identification. Et sa consommation?

« Il se conserve pendant peu de temps, les boutons devant être cuisinés ou transformés la journée même de la cueillette ou le lendemain. Contrairement aux autres coprins, il peut être consommé avec de l’alcool. »

Parc linéaire de la rivière Saint-Charles. 18 septembre 2019.

Cela dit, puisque le beau temps en cours sera vraisemblablement interrompu par la pluie en début de semaine prochaine, le timing risque d’être parfait par la suite pour observer – ou cueillir – des coprins chevelus tout en profitant d’une balade à pied dans ce secteur verdoyant de Limoilou.

Pour en savoir plus sur nos champignons

Vous êtes fascinés par ces « créatures » quelques peu mystérieuses? Le Cercle des mycologues de Québec sera heureux de vous accueillir au Domaine Maizerets pour en apprendre davantage sur nos champignons sauvages au gré de rencontres, de conférences et d’excursions en forêt.

De plus, le 25 septembre prochain se tiendra à la microbrasserie La Barberie, dans le quartier Saint-Roch, l’Atelier d’initiation à la mycologie qu’animera Joël Caux, technicien en aménagement et interprétation du patrimoine naturel. Aux dernières nouvelles, il restait encore quelques places disponibles au coût de 6 $.