Limoilou en musique : les oreilles et le coeur pleins | 11 juin 2019 | Article par Julia Gaudreault-Perron

Galaxie à Limoilou en musique, 8 juin 2019

Crédit photo: Karoline Boucher

Limoilou en musique : les oreilles et le coeur pleins

Après un coup d’envoi plein d’énergie vendredi soir, Limoilou en musique et le Grand Bazar du Vieux-Limoilou, qui s’étendait sur les journées de samedi et dimanche, se sont terminés sans faiblir dimanche soir. Les organisateurs dressent de ce coup double un bilan fort positif.

Le beau temps comme l’affluence auront été au rendez-vous du début à la fin, visiblement. Chez Limoilou en vrac, qui orchestrait le tout, Jean-François Girard résume :

« Extraordinaire succès pour l’événement! Plus de 35 000 personnes sur 3 jours, près de 20 000 personnes pour le samedi seulement, jour et soirée. »

Moments forts en finale

Samedi soir, Galaxie a envoyé dans les étoiles ces personnes massées en grand nombre devant la scène Desjardins réchauffée par Los Gatitos Tangueros. Il a suffi à la formation d’évoquer son précédent passage à Limoilou – au Bal du Lézard en 2003! – pour mettre le feu. Vestons à paillettes, riffs pesants et voix aériennes ont offert la combinaison parfaite. La complicité entre Olivier Langevin, Fred Fortin et leurs acolytes était tout aussi palpable que leur plaisir de voir la foule survoltée leur offrir un accueil si chaleureux. Un spectacle d’une rigueur musicale bien rodée, dont la touche électro-funk a soufflé comme un vent de fraîcheur sur la place publique limouloise enflammée.

Jérôme 50 à Limoilou en musique, juin 2019

Dimanche soir, un Jérôme 50 tout sourire est monté sur scène et a enchanté les coeurs limoulois  avec un spectacle parfait pour saluer l’arrivée de l’été. Si on reconnaît dans la verve et la désinvolture de Jérôme 50 l’héritage de Dédé Fortin ou de Jean Leloup, il ne fait pas de doute que la qualité de son écriture, sa musicalité et son attitude sont bel et bien uniques. Quel bonheur de retrouver sur scène celui que l’on a connu comme musicien de rue, avec tout son charisme. Accompagné d’un petit choeur d’enfants, il a ajouté avec brio à son répertoire plusieurs airs qui ont marqués les étés de jeunesse de sa génération. Sa version reggae actualisée de « Trois petits chats » restera assurément gravée comme un moment fort de ce début de saison chaude dans le quartier.

Damien Robitaille a pris le relais pour le spectacle de fin de soirée avec son énergie contagieuse et ses refrains accrocheurs. Une foule un peu plus dispersée – possible effet du dimanche soir – mais vendue aux airs les plus connus de Robitaille a pu profiter de son dynamisme et de son intensité. Les harmonies vocales de la bassiste et de la choriste ajoutaient un niveau supplémentaire à l’ensemble, décidément festif. Une performance toute en joie, ancrée dans la prose loufoque, faisant bien suite à celle de Jérôme 50.

Voir notre article précédent :

Musique et Grand Bazar : un coup d’envoi énergique