Nouvelle direction, nouveaux projets pour La Patente | 25 janvier 2019 | Article par Baptiste Piguet

Laurent Metais et Samuel Serandour, bénévoles à l’ouilthèque de La Patente.

Nouvelle direction, nouveaux projets pour La Patente

Un nouveau comité de direction bénévole s’est formé pour donner un souffle nouveau à l’atelier coopératif La Patente en misant sur des projets inédits et un rayonnement élargi.

Christian Lajoie et Patrcik Noya, le comité de direction de La Patente

Avec plusieurs autres bénévoles, le comité de direction, composé de Christian Lajoie et Patrick Noya, met l’accent sur les formations techniques (bois, plomberie, métal…), l’accès aux ateliers pour la réalisation de projets, le développement de contrats avec le privé. Plusieurs nouvelles initiatives prennent ainsi forme. 

Une bibliothèque d’outils : l’outilthèque

L’outilthèque est un projet existant que La Patente s’affaire à relancer. Pour emprunter un outil, il faut être membre de La Patente (30 $). On peut ensuite soit prendre un abonnement annuel (70 $) pour louer un nombre infini d’outils ou une carte à points qui permet un nombre limité de locations.

« Le but, c’est d’être complémentaire avec les ateliers de La Patente : tu fais une étagère ici, mais tu as besoin d’une perceuse pour la poser chez toi », explique Samuel Serandour, un des bénévoles. « On veut aussi aller chercher une communauté plus grande qui n’est pas forcément intéressée par l’atelier », ajoute Laurent Metais.

L’Outilthèque de La Patente
Crédit photo: Baptiste Piguet

L’outilthèque dispose d’outils à main (tournevis, clefs…), d’outils électriques (ponceuses, perceuses…), de matériel de peinture, et même d’une souffleuse. Bientôt elle sera aussi équipée d’outils de jardinage.

« L’idée c’est de permettre à chacun.e de disposer d’outils. De permettre à des personnes de faire des choses sans budget. C’est aussi un projet écologique, beaucoup de personnes achètent des outils dont elles se servent très peu », expliquent Laurent et Samuel.

Fab Lab et jardin sur le toit

Grande nouveauté, La Patente aura un Fab Lab mettant à disposition des machines-outils dirigées par ordinateur. Dans un premier temps, une imprimante 3D et une machine de gravure laser (gravure sur  bois, métal…) seront installées

Grâce à des architectes bénévoles, l’organisation et le fonctionnement du bâtiment vont aussi être repensés. Des bureaux de travail vont voir le jour, pour créer un espace de co-travail et faire plus de place aux entrepreneurs. D’ailleurs, les architectes vont installer leur propre atelier à La Patente.

« On veut améliorer les lieux, faire un espace plus accueillant, mélanger les activités traditionnelles et les nouvelles technologies », expliquent M. Noya et M. Lajoie.

Dans cette perspective, un jardin sur le toit du bâtiment ouvrira cet été, et les espaces autour du bâtiment vont être repensés pour « faire un lieu beau et accueillant où puisse se regrouper la communauté, faire de La Patente un point de référence dans Limoilou », ajoutent en cœur les deux membres du comité de direction.

Vers un Repair Café Québec

Autre projet de l’équipe de bénévoles : le Repair Café. C’est un espace de sociabilité où vous pourrez amener un objet brisé (machine à café, robot ménager…) et où des bénévoles vous aideront à le réparer. « Le but c’est d’être capable de réparer des choses par soi-même et de lutter contre obsolescence programmée, mais aussi de créer du lien social et de faire connaître La Patente », explique Laurent Metais.

La première réunion d’information pour le Repair Café Québec avait d’ailleurs lieu hier soir à La Patente, en prévision d’une activité prévue d’ici la mi-mars.

« Une vingtaine de personnes sont venues. Nous avons réfléchi aux différentes formes que cela pourrait prendre, aux choses que nous voudrions voir réparer. Ce que nous inspire l’idée d’un repair café. Beaucoup d’idées sont sorties […] La formule au départ serait sûrement sur une demi-journée de fin de semaine, fin février ou mi-mars. on va rechercher dès la semaine prochaine des volontaires réparateurs. On a déjà une dizaine de noms entre ceux d’hier soir et les courriels que j’avais reçus », résume M. Metais.