Transport structurant : le Centre d’exploitation et d’entretien secondaire relocalisé | 9 décembre 2019 | Article par Suzie Genest

Le secteur des anciens terrains d’Hydro-Québec, où le conseil de quartier de Lairet est favorable au développement. On voit ici l’intersection de l’avenue Duval et de la 41e Rue dans Lairet, qui borde le terrain choisi (non visible sur la photo), en 2018.

Crédit photo: Viviane Asselin

Transport structurant : le Centre d’exploitation et d’entretien secondaire relocalisé

Le Centre d’exploitation et d’entretien (CEE) secondaire du réseau structurant de transport en commun (RSTC) ne sera pas installé à l’est de la 1re Avenue, mais bien à l’ouest de celle-ci, dans l’axe de la 41e Rue, entre l’avenue Duval et la rue de la Concorde. La crainte qu’il mette en péril le développement du secteur, exprimée par des citoyens et le conseil de quartier de Lairet, explique le retour au scénario initial.

L’annonce a été faite aujourd’hui par le maire de Québec Régis Labeaume et le vice-président du comité exécutif responsable du transport et de la mobilité durable Rémy Normand. Fait peu courant, ils étaient en compagnie d’une des administratrices du conseil de quartier de Lairet, Julie Tremblay-Potvin.

Rémy Normand, Julie Tremblay-Potvin, Régis Labeaume.
Crédit photo: Monlimoilou

Le conseil de quartier de Lairet, favorable au développement résidentiel et commercial des anciens terrains d’Hydro-Québec dans le secteur visé, avait interpellé la Ville et le Bureau de projet de RSTC en juin. On s’inquiétait dans Lairet qu’un CEE à l’est de la 1re Avenue crée une fracture et nuise à la connectivité dans le secteur, entre autres pour les résidents qui accèdent aux commerces des Galeries Charlesbourg par la 2e Avenue.

« On est très contents de l’annonce d’aujourd’hui et encore plus de l’écoute et de l’ouverture qu’on a reçues de la part des représentants de la Ville de Québec et du Bureau de projet. […] Les secteurs de Saint-Albert et Sainte-Odile sont présentement enclavés pare une zone industrielle, une voie ferrée, des autoroutes. C’est important pour nous qu’on ne vienne pas ajouter une autre barrière. […] Ça nous permet de préserver l’espace, le carrefour naturel à l’intersection de la 41e Rue et la 1re Avenue et même d’espérer y voir se développer un milieu de vie, peut-être plus dense, vivant, plus vert, où il va y avoir peut-être des espaces verts, de rassemblement, d’autres commerces de proximité… », a dit Mme Tremblay-Potvin.

Brossant le portrait actuel de Sainte-Odile, Mme Tremblay-Potvin a décrit un secteur qui « dans les cinq, six dernières années, a commencé à se renouveler avec l’arrivée de nouvelles familles […]. On pense vraiment qu’il y a tout dans le quartier pour en faire un milieu de vie exemplaire, on veut profiter de l’arrivée du tramway pour en faire un milieu de vie pensé durablement. »

Site retenu pour le CEE
Crédit photo: Ville de Québec

Quatre sites (deux à l’est et deux à l’ouest de la 1re Avenue) ont été considérés avant le choix définitif. Le concept architectural du CEE n’est pas arrêté, les images incluses dans la présentation (pdf) de la Ville de Québec pour le moment sont à titre indicatif. Selon le communiqué émis aujourd’hui, « le bâtiment fera l’objet d’un traitement esthétique particulier. Le CEE secondaire intégrera la lumière, des murs végétalisés et des matériaux propres au secteur. »

La Ville de Québec est « parlable »

Le maire, qui a salué l’engagement des citoyens du conseil de quartier de Lairet, a insisté sur le fait que la Ville de Québec « est parlable » et à l’écoute des préoccupations de la population concernant le projet de transport structurant. Il y existe, a-t-il ajouté, une ouverture pour les propositions d’« aménagements qui ont du bons sens, à prix raisonnable ».

« Il y a des différences entre les perceptions, les inquiétudes et la vérité. Comme on n’est pas sorti encore avec tous les détails, c’est sûr qu’il y a des inquiétudes, on comprend ça. On y va dans l’ordre. […] On est en train d’apaiser les inquiétudes », a dit le maire de Québec, expliquant qu’il rencontre les conseils de quartier et les comités de citoyens, notamment.

Quant aux comités de voisinage qui avaient été annoncés lors des rencontres d’information sur le projet de transport structurant, « on est en train de structurer ça pour que ça fasse du sens, qu’il y ait les bons représentants. […] Ça va se mettre en place en début d’année », a précisé Rémy Normand.

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