Un Salon de thé et de photographies pour éveiller les souvenirs des aînés limoulois | 4 avril 2019 | Article par Jean Cazes

La 4e Avenue, en direction nord, le 9 juillet 1957. À l’intersection de la 5e Rue, à droite, on remarque Fourrures Falardeau, déménagé en 1989 sur la 3e Avenue, où l’immeuble l’abritant a été ravagé le 15 janvier 2014 par un incendie marquant.

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Un Salon de thé et de photographies pour éveiller les souvenirs des aînés limoulois

Depuis la fin de février, dans le cadre de son Salon de thé et de photographies, la Société historique de Limoilou rencontre des aînés qui habitent des résidences du quartier pour des échanges s’appuyant sur des photos anciennes.

L’activité a pour premier but d’éveiller les souvenirs de Limoulois de longue date en se référant aux photos anciennes et inédites du quartier que possède la Société historique de Limoilou (SHL). Ces citoyens sont invités à présenter leurs propres photographies illustrant leurs souvenirs les plus précieux.

Sur sa page Facebook, la Société historique de Limoilou partage dans des publications identifiées « Salon de thé et de photographies » les trouvailles de ces résidents du quartier.

Des rencontres touchantes

Le Salon de thé et de photographies a été instigué par Kathleen Pouliot, ethnologue, dans le cadre du Programme MADA (Municipalité amie des aînés) dans lequel est engagée la Ville de Québec. Ce programme vise à soutenir les actions d’organismes en matière d’amélioration des conditions de vie des aînés du territoire et le vieillissement actif.

Comme l’explique d’entrée de jeu le président de la SHL, Daniel Papillon, cette activité se déroule dans dix résidences pour aînés – dont le Manoir Le Flandre, par exemple – dans une formule recréant la chaleureuse ambiance d’un salon de thé :

Les animateurs de ces résidences ont d’abord été contactés pour l’activité menée auprès de groupes de 20 à 30 résidents. Les historiens , Gilles Gallichan et moi-même, en alternance, présentons 35 photos de Limoilou pour casser la glace en dressant un portrait général de l’histoire du quartier.

« Jusqu’à présent, ces échanges nous ont beaucoup touchés », confie Daniel Papillon, en évoquant entre autres sa rencontre avec « une dame de 102 ans particulièrement allumée qui m’a beaucoup impressionné ».

À la suite de la dernière visite prévue à la fin du mois, un bilan du Salon de thé et de photographies sera dressé par la SHL, qui évaluera, par la suite, comment et quand elle diffusera ces témoignages et photos de familles auprès du grand public.

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