Une salle de chirurgie <em>high tech</em> à Saint-François d’Assise | 19 décembre 2019 | Article par Véronique Demers

Dr Ghislain Nourissat, chirurgien vasculaire à l’hôpital Saint-François d’Assise.

Crédit photo: Véronique Demers

Une salle de chirurgie high tech à Saint-François d’Assise

Après deux mois de rodage, la salle de chirurgie vasculaire hybride a été inaugurée mercredi après-midi à l’hôpital Saint-François d’Assise.

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Cette salle, dotée d’un robot d’imagerie et d’une table d’opération hybride, est une première au Canada. Un modèle semblable existe en Ontario, toutefois sans la table d’opération hybride.

Le projet de plus de 6 M$ (soit 3,6 M$ pour l’aménagement et 2,45 M$ pour l’équipement) a été financé par la Fondation du CHU de Québec et plusieurs donateurs. Les sommes ont été amassées au cours des huit dernières années. Le projet a été amorcé par le fondateur du Centre d’excellence des maladies vasculaires (créé en 2004), le Dr Henri-Paul Noël.

« Parmi les investissements, 155 000 $ ont été recueillis par l’équipe du Dr Noël. Je salue l’équipe du CHU sur le terrain pour soigner des personnes qui vivent des moments difficiles en cette période de l’année. Pour tous les autres, profitez de cette période des Fêtes pour vous reposer », a mentionné le député de Chauveau, Sylvain Lévesque, au nom de la ministre de la Santé, Danielle McCann.

Clientèle vulnérable

Dans cette salle, fonctionnelle 24 heures par jour, les professionnels de la santé pourront réaliser des chirurgies vasculaires ouvertes conventionnelles, tout en combinant l’imagerie de très haute résolution, pour rouvrir des artères our traiter des anévrismes avec des endoprothèses. La technologie de pointe utilisée permettra de traiter notamment des patients vulnérables ou plus âgés, dans un environnement propice à la diminution des complications et de la douleur.

L’appareil servira à traiter les patients de l’Est du Québec – dont 40 % proviennent de l’extérieur de la région de la Capitale-Nationale – atteints de maladies vasculaires périphériques.

« Ce sont des maladies des artères et des veines, en dehors du coeur et du cerveau, qui se manifestent par des rétrécissements ou des dilatations des vaisseaux sanguins, entraînant des complications et parfois même, le décès. C’est ce qu’on fait à l’hôpital Saint-François d’Assise », explique le Dr Alain Milot, spécialiste en médecine interne et vasculaire.

En d’autres mots, les zones touchées comportent l’aorte, la veine cave et leurs branches de l’abdomen (foie, rate, intestins et reins).

Dr Alain Milot, spécialiste en médecine interne et vasculaire; Martin Beaumont, président-directeur général du CHU de Québec — Université Laval; Dr Ghislain Nourissat, chirurgien vasculaire et Sylvain Lévesque, député de Chauveau, représentant la ministre de la Santé, Danielle McCann.
Crédit photo: Véronique Demers

La salle de chirurgie vasculaire hybride est high tech, en ce sens que les professionnels de la santé, incluant une équipe de chirurgiens, technologues, radiologistes, etc. pourront utiliser une navigation 3D et 3D live pour vérifier la condition du patient et les zones à traiter. De plus, les radiations émises par le système d’imagerie du robot Pheno sont beaucoup plus faibles que celles d’autres appareils moins modernes.

« La salle a des murs plombés pour contenir les radiations, mais cela étant dit, la technologie à la fine pointe utilisée permet une diminution  significative des radiations. On parle de 75 % à 85 %, par rapports aux mêmes procédures (avec des appareils moins modernes) », souligne le Dr Ghislain Nourissat, chirurgien vasculaire.

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