Une ville, un livre et une Limouloise s’emparent de Québec! | 22 mars 2019 | Article par Émile Vigneault

Marie-Renée Lavoie.

Crédit photo: Hélène Bouffard

Une ville, un livre et une Limouloise s’emparent de Québec!

Québec, depuis 2017, est officiellement ville de littérature UNESCO, un titre qu’elle ne partage en Amérique du nord qu’avec trois consoeurs, et dont elle est la première municipalité francophone à pouvoir s’enorgueillir. Pour sa première participation à l’initiative Une ville, un livre endossée par l’UNESCO, la Ville de Québec a choisi une oeuvre d’une auteure limouloise.

Le mouvement, né à Seattle où il fait fureur, est une première dans une cité francophone. L’idée est simple : que tous les habitant.e.s d’une cité partagent simultanément une même lecture, une même expérience d’une oeuvre locale pour que celle-ci rayonne à travers cette communion littéraire, mais également pour générer des discussions et créer un sentiment de partage autour du livre choisi.

C’est l’écrivaine limouloise Marie-Renée Lavoie et son roman Les chars meurent aussi qui ont été sélectionnés pour représenter cette année la littérature de nos faubourgs, par un panel constitué de libraires et de bibliothécaires de Québec. Ces derniers devaient choisir un livre d’une personne résidant dans la capitale ayant été publié au cours des trois dernières années et abordant des thèmes porteurs autant qu’actuels.

L’autrice, native de Limoilou, écrit autant des oeuvres jeunesse que des romans pour adultes. Écrivaine d’expérience malgré sa jouvence et son énergie éclatante, elle est cette année finaliste au Prix de création littéraire de la Ville de Québec et au prix Tamarac de la Forêt de la lecture, en plus d’être l’invitée d’honneur au Salon du livre de Québec.  Professeure au cégep et amoureuse de littératures de toutes sortes, elle nous réserve encore de nombreux projets pour les prochaines années. Nul doute que cette passionnée n’a pas fini de nous épater!

Incidemment, Marie-Renée Lavoie s’entretiendra le 31 mars à 14 h à la Maison de la littérature avec Chistiane Vadnais à propos de son oeuvre et de sa carrière.

Un livre accessible

Les chars meurent aussi
Crédit photo: Hélène Bouffard

L’oeuvre élue, Les chars meurent aussi, est résolument accessible, ancrée dans le quotidien et le décor des quartiers de la ville. On la lit avec plaisir et un peu de nostalgie pour ces années de transition entre l’adolescence et l’âge adulte, un temps dépeint ici avec un réalisme touchant auquel participe une écriture évocatrice de la langue de chez nous, rendue avec couleur et poésie dans toute sa personnalité populaire et décomplexée.

Laurie, à bord de sa première voiture, parcourra les chemins tortueux de la capitale et ceux de ses amours, de ses relations familiales et de ses aspirations pour définir sa voie dans une société en évolution, pleine de laissés pour compte, de mal-partis et de tout-croches attachants. Sous des dehors très plébéiens, le livre se révèle un éloquent et lumineux récit sur la passation et le goût, à cultiver, du bonheur simple.

On pense souvent, en lisant ce roman, aux paroles de la fameuse chanson de Sylvain Lelièvre :

« Quand on est d’la Basse-Ville, on est pas d’la Haute-Ville (…) Moi c’est par là qu’mes rêves se font des téléphones. »

Vous êtes intéressé.e à participer à Une ville, un livre? Joignez l’un des clubs de lectures qui organiseront des lectures collective du roman entre le 25 et le 29 mars 2019 à votre bibliothèque de quartier! Vous trouverez tous les détails au https://www.unevilleunlivre.ca/