La Ville de Québec dit non aux Petits Bazars | 19 juin 2019 | Article par Suzie Genest

Grand Bazar du Vieux-Limoilou 2019

Crédit photo: Jean Cazes

La Ville de Québec dit non aux Petits Bazars

Lors du dévoilement, en janvier dernier, des nouveautés de l’événement désormais connu comme le Grand Bazar du Vieux-Limoilou, Limoilou en vrac annonçait des Petits Bazars estivaux concomitants au Marché public. Ceux-ci sont annulés, la Ville de Québec n’ayant pas autorisé leur tenue.

En amont de l’annonce de janvier, le directeur général de Limoilou en vrac, Jean-François Girard, avait eu des échanges avec la Ville de Québec au sujet de ce projet de petits bazars. Les représentants de la Ville de Québec lui avaient semblés réceptifs.

« Pour trois dimanches, la fermeture de la 3e Avenue va s’étendre entre la 9e et la 11e Rue et il y aura des tables, mais aussi une scène musicale. On commencera une heure avant le marché, de 10 h jusqu’à 15 h », nous avait-il donc expliqué.

Marché aux puces ou circulation?

Suivant les démarches habituelles pour l’autorisation de tenir ce genre d’événement, M. Girard a essuyé de la part de la Ville de Québec un refus qui l’a surpris. La correspondance reçue évoque le fait que la 3e Avenue fait déjà l’objet de fermetures auxquelles on ne veut pas ajouter – même pour « seulement deux rues de plus », dit M. Girard. L’aspect commercial de l’événement et l’arrivée sur le site d’ExpoCité, près du Colisée, du marché aux puces auparavant localisé à Sainte-Foy font également partie des arguments du refus. Les gens de Limoilou qui le souhaitent pourront vendre leurs objets au marché au puces, suggère-t-on dans la décision communiquée à Limoilou en vrac.

La relocalisation du marché aux puces de Sainte-Foy, qui n’était pas connue lors des premiers échanges, à la fin 2018, entre Limoilou en vrac et la Ville de Québec, aurait-elle fait pencher la balance? C’est la question que se pose Jean-François Girard, la décision lui étant parvenue après l’annonce de l’arrivée du marché aux puces. À cette question, la Ville de Québec répond que c’est surtout la fermeture de rue qui pose problème :

« Il y a déjà de nombreuses entraves à la circulation à Québec en raison des événements locaux (environ 370) et des grands événements, sans compter celles occasionnées par les travaux routiers. Près de la moitié des événements locaux se déroulent dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou. C’est donc par souci de maintenir la sécurité et la quiétude des citoyens que la Ville ne peut fermer un segment de deux rues supplémentaires, tel que demandé. La Ville a proposé à l’organisme d’évaluer la possibilité de tenir l’activité ailleurs que sur la voie publique (ex. : parvis d’église) », rapporte la conseillère en communications Isabelle Drouin.

Déplacer les Petits Bazars sur un autre site, tel qu’un parvis d’église, compromettrait toutefois l’arrimage au Marché public que souhaitait Limoilou en vrac.