Blanc Urbain Architecture : portrait d'une firme limouloise | 24 novembre 2020 | Article par Jean Cazes

L'équipe actuelle de Blanc Urbain. Dans l'ordre : Vincent Bélanger, M. Arch.; Chantale Perron, architecte; Delphine Lambeaux, architecte; Justine Audet, technicienne et étudiante en architecture.

Crédit photo: Jean Cazes

Blanc Urbain Architecture : portrait d'une firme limouloise

Blanc Urbain Architecture offre aux promoteurs immobiliers des services professionnels spécialisés dans les maisons neuves et le multi-logement. Et tout comme ses clients, sa sympathique équipe porte un intérêt particulier à la revitalisation des quartiers centraux.

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Fondée par Chantale Perron en avril 2018, Blanc Urbain Architecture est cette petite boîte d'architecture qui a conçu les maisons de ville de l'immeuble Hedleyville, actuellement en chantier à quelques pas de son siège social sur le boulevard des Capucins. Une adresse qu’elle partage avec le gestionnaire et constructeur d'immeubles multi-locatifs Logis-Experts et Bild Immobilier, parmi ses principaux clients. Blanc Urbain Architecture a déjà réalisé une centaine de projets résidentiels, surtout au centre-ville de Québec.

Siège social du 574, boulevard des Capucins.
Crédit photo: Jean Cazes

Avant sa maîtrise à l’Université Laval, Chantale Perron complète son baccalauréat à l’école d’architecture de l’Académie royale des beaux-arts du Danemark. « C’est un pays avec une autre culture, réputé pour son architecture avant-gardiste du multi-logement, dans le vieux Copenhague comme dans ses banlieues », témoigne-t-elle de son apprentissage lors de cet échange d'étudiants. En se lançant à son compte en 2016, l'architecte planche d'abord à domicile sur des projets de petite envergure, tels « des chalets ou des agrandissements de maisons », avant de se lancer deux ans plus tard dans l'aventure de Blanc Urbain Architecture.

« Après mon incorporation, on s'est démarqués à tel point qu'on a été référés à des promoteurs pour des projets d’ajouts d’étages et de construction d'immeubles de trois à six logements. Avec le temps, on a donc établi des liens de proximité avec ces développeurs qui ont des visées entre autres dans Limoilou et Saint-Sauveur. »

Deux projets, une même philosophie

Au même titre que TERGOS ou St-Pierre Roseberry, Blanc Urbain Architecture, fort d'une solide réputation, est maintenant solidement engagé dans la revitalisation des quartiers centraux où résident d'ailleurs ses quatre architectes qui disent bien profiter de cette vie urbaine et de la proximité des commerces. « En ville, l'un de nos gros défis est d'occuper au maximum des petits espaces, en particulier entre des bâtiments existants », explique d'entrée de jeu Delphine Lambeaux.

Le Hedleyville. Rendu.
Crédit photo: Blanc Urbain Architecture

Dans ses projets d'intégration, l'immeuble Hedleyville illustre fort bien l'esprit créatif de Blanc Urbain Architecture. Justement, ses architectes ont pu relever le défi majeur de la configuration de son terrain afin d'y implanter six unités de logement.

« C’est vraiment tendance, ce genre de maisons de ville étroites, mais très hautes sur plusieurs niveaux, très fenestrées, avec terrasses sur le toit et un peu de terrain à l'extérieur. Ça “pogne” pas mal dans les quartiers centraux! », constate Delphine Lambeaux.

Le 890 avenue des Braves, après son agrandissement.
Crédit photo: Ville de Québec

Une autre grande fierté de la firme est le projet d’intégration, sur l'avenue des Braves, d'une maison ancestrale datant de 1922. « Le duplex a été transformé et agrandi en continuité ainsi qu'en suivant les règles de composition du bâtiment d'origine », souligne le jury pour justifier sa mention aux Mérites d'architecture 2018 de la Ville de Québec.

« C’était l’un de nos premiers projets, enchaîne Chantale Perron. Et cette fois, notre défi, on ne voulait surtout pas que ça ressemble à un simple bloc de quatre grands logements! Cet agrandissement réussi sur un coin de rue est le résultat d’un travail en étroite collaboration avec la Commission d'urbanisme de la Ville », tient à préciser la fondatrice de Blanc Urbain Architecture.

Pour l'avenir, la firme envisage certes l'élaboration de projets de plus grands gabarits pour ses clients, de l'ordre de 50 à 100 logements, dont l'un est déjà sur la table à dessin en Basse-Ville. Mais, comme le souligne la membre et l'une des représentantes régionales des Elles de la construction (un réseau de femmes entrepreneuriales), Chantale Perron désire avant tout conserver « l'échelle humaine » de sa petite équipe afin d'éviter, conclut-elle avec un brin d'ironie, « de devenir  davantage gestionnaire qu’architecte ».