Le blues, « plus fort que la COVID-19 » au Quartier de Lune | 31 juillet 2020 | Article par Suzie Genest

Jim Zeller en trio au Quartier de Lune, le 25 juillet 2020

Crédit photo: Richard Foy

Le blues, « plus fort que la COVID-19 » au Quartier de Lune

Jim Zeller, pilier de la scène blues locale tel Carl Tremblay et le défunt Bob Walsh, roule toujours sa bosse et semble même avoir ajouté des cordes (vocales) à son arc au fil du temps. C’est ce que je retiens de son spectacle en deux temps présenté au Quartier de Lune samedi dernier, qu’on pourra revoir demain soir si la météo le veut.

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Après avoir suivi le convoi du Noël du campeur orchestré par Limoilou en Vrac, j’avais abouti un peu par hasard devant une bière à la terrasse du Quartier de Lune, où il restait quelques places devenues rares sur la 3e Avenue vers 18 h. N’ayant pas vu Jim Zeller en action depuis les années 1990, il m’a fallu un moment pour reconnaître celui qui chantait, flanqué de Jimmy James et de Bella Godmer sur la petite scène extérieure devant le bar. Quand le déclic s’est fait, je venais de dire que, dans la pièce qui se terminait, cette voix avait un petit quelque chose Klaus Meine de Scorpions… Eh bien, ça alors!

Bella Godmer a pris à son tour le micro pour chanter entre autres Bonnie Raitt et Janis Joplin.
Crédit photo: Richard Foy

Zeller a enchaîné les pièces blues, folk (et blues rock, et folk rock), alternant entre l’harmonica et le micro, que Bella Godmer a pris à son tour pour chanter entre autres des classiques de Bonnie Raitt et de Janis Joplin. En cours de route, il a invité sur scène une jeune guitariste au chapeau baba cool prénommée Jane, et venue de France, a-t-il insisté.

« S’amuser comme on le mérite »

À 67 ans, l’harmoniciste dont la carrière a débuté dans les années 1970 avec les Nanette Workman, Michel Pagliaro, Robert Charlebois, demeure un bon showman. Il n’hésite pas à descendre de scène pour interagir avec les spectateurs, et particulièrement les spectatrices. Il s’est même frayé un chemin, samedi dernier, jusqu’à l’équipe de TVA en reportage pour la fin du défilé du Noël du campeur, badinant devant la caméra et félicitant la journaliste pour son travail en ces temps de COVID-19.

Plusieurs fois au cours de ses interventions entre les chansons, Jim Zeller a évoqué les impacts du coronavirus et s’est réjoui que Limoilou lui donne, à lui et à son public enthousiaste, l’occasion de « s’amuser comme on le mérite ».

« Le blues est plus fort que ça [la COVID-19]! », a-t-il lancé victorieusement.

Après l’entracte où il allait vendre « plusieurs sortes » de CD et les dédicacer avec son « Sharpie amené de Montréal » dans la poche arrière de son jeans noir, un second set allait prendre place entre 20 h et 22 h. La musique du trio a animé tout un segment de la 3e Avenue pour piétons, piétonnes et tablées des terrasses avant le last call.

Jim Zeller revient sur la scène du Quartier de Lune demain, samedi 1er août, et on pourra y voir les samedis suivants d’autres spectacles dès 17 h, pourvu qu’il fasse beau. À ce sujet, Zeller semblait confiant le 25 juillet : « Si on peut faire venir le Père Noël, on peut faire venir le soleil! »

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