Le conseil de quartier dit « oui » au projet de Brasseurs sur demande | 11 novembre 2020 | Article par Julie Rheaume

Une vue de la façade de Brasseurs sur demande, sur l'avenue Canardière, en 2017.

Crédit photo: archives

Le conseil de quartier dit « oui » au projet de Brasseurs sur demande

Le 10 novembre, le conseil de quartier de Maizerets a donné son accord au projet de Brasseurs sur demande, pour l’installation d’une terrasse par l’établissement de la rue Canardière. Toutefois, le projet devra continuer de faire son chemin auprès de la Ville de Québec avant d’être autorisé officiellement par cette dernière.

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La microbrasserie Brasseurs sur demande, située au 1177, chemin de la Canardière depuis l’été 2017, demande que la réglementation d’urbanisme soit modifiée afin d’aménager un café-terrasse dans sa cour arrière comme usage associé à une entreprise de fabrication d’aliments. Celle-ci exerce ses activités de dégustation principalement de jour. Des aires de jeux et des modules pour enfants seront aménagés sur sa future terrasse.

Rappelons que l’été dernier, COVID-19 oblige, Brasseurs sur demande avait pu opérer une terrasse avant d’avoir obtenu les changements nécessaires à la réglementation.

Brasseurs sur demande possède un permis de fabrication d’aliments et non pas de restauration ou de bar, d’où cette demande. Le premier objectif de la compagnie, « c’est d’être un bon voisin », a-t-on indiqué lors de la rencontre du conseil de quartier de Maizerets le 10 novembre. Le brasseur a donc voulu sonder l’opinion des membres de cet organisme.

Certains ont éprouvé certains questionnements quant aux heures d’opération de la terrasse ou une éventuelle prise de possession des lieux par un établissement avec permis de bar. Les voisins de la microbrasserie, à une exception, ne voyaient également pas d’un mauvais œil l’ouverture de cette terrasse, a-t-on également indiqué le 10 novembre.

Finalement, le conseil de quartier de Maizerets s’est prononcé en faveur du projet à l’unanimité. Le président sortant Martial Van Neste a toutefois précisé que Brasseurs sur demande devra faire un effort pour préserver l’intimité des voisins et minimiser le bruit.

Au cours des prochaines semaines, le projet cheminera ensuite dans les dédales municipaux, entre autres, au conseil d’arrondissement, avant d’être approuvé ou non. Celui-ci implique des modifications à deux règlements (R.C.A1V.Q. 413 et 414).

Laurentia

Lors de la rencontre du conseil de quartier de Maizerets du 10 novembre 2020, l’environnement et le projet Laurentia ont aussi été au cœur des discussions.

Celui-ci a adopté une résolution d’opposition au projet de développement portuaire Laurentia, dont il fera part aux autorités fédérales compétentes, au ministre Jean-Yves Duclos et à la députée fédérale de Beauport-Limoilou Julie Vignola. Un membre du conseil de quartier a notamment évoqué certains risques pour la santé publique.

« Ce terminal intermodal de conteneurs répondra au nouveau standard mondial de l’industrie maritime en accueillant à son quai des navires de grand gabarit, créant ainsi la chaîne logistique la plus efficace et économique pour desservir le plus important corridor de commerce au Canada et dans le Mid-Ouest américain », indique le site web du projet Laurentia.

Le 9 novembre, le Port de Québec faisait part de l’appui offert par 170 municipalités et MRC à la réalisation du projet Laurentia du Port de Québec. « Pour les municipalités concernées, le terminal de conteneurs en eau profonde du Port de Québec constitue un atout de taille pour les entreprises présentes sur leur territoire, tant pour sa nature structurante unique que pour le développement de leur région et sa contribution directe à la relance économique du Québec », peut-on lire dans un communiqué émis par le Port.

Selon le conseil de quartier de Maizerets, des consultations au sujet du projet Laurentia auront lieu par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada du 16 novembre au 16 décembre 2020. Une présentation publique du projet aura également lieu le 25 novembre. Nous sommes dans l’attente d’une confirmation de ces dates auprès du Port et des autorités fédérales.