Déclin commercial de la 1re Avenue : 4 – Une nouvelle vocation résidentielle | 16 août 2020 | Article par Réjean Lemoine

1re Avenue. Vue en direction sud, face au Patro Roc-Amadour dans le secteur Lairet. 11 avril 1960.

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Déclin commercial de la 1re Avenue : 4 – Une nouvelle vocation résidentielle

Monlimoilou réactualise les articles de l’historien Réjean Lemoine qui ont particulièrement retenu l’attention de 2010 à 2014. Dans ce quatrième et dernier d’une série de quatre textes, il retrace l’évolution de la 1re Avenue, aujourd’hui revitalisée au profit du développement résidentiel.

Le « vieux chemin » à redécouvrir

Avec la renaturalisation des berge de la rivière Saint-Charles à la fin des années 1990 et au début des années 2000, la 1re Avenue est devenue une artère de nouveaux développements résidentiels. Celui de la rue de la Briquerie en est le principal exemple sur les anciens terrains industriels en bordure de la rivière.

Hors des grands axes routiers de la région, le vieux chemin de Charlesbourg retrouve parfois une partie de sa quiétude et de son charme d’antan. L’architecture de certaines vieilles maisons au Trait-Carré de Charlesbourg, à la Petite-Auvergne, à Gros-Pin ou dans le Vieux-Limoilou, parfois cachées par des annonces criardes et des bâtiments laids, vient nous rappeler que nous circulons, marchons ou roulons à bicyclette sur l’un des plus vieux chemins de la région.

Parcourir l’ancien chemin de Charlesbourg, c’est parcourir trois siècles d’histoire urbaine et architecturale de Québec!

La publication initiale de la série en quatre volets Déclin commercial de la 1re Avenue remonte à une dizaine d’années. Or la nouvelle vocation résidentielle de la 1re Avenue dans le Vieux-Limoilou semble effectivement se confirmer, comme en témoignent notamment les projets Le Versa et celui d’ACERO Groupe immobilier qui ont fait l’actualité ces derniers mois. Dans ce contexte de « covoisinage » et à la lumière des plus récentes nouvelles sur le Réseau structurant de transport en commun, l’éventuel retour d’un tramway sur l’artère risque de faire couler encore beaucoup d’encre…

Retrouvez les textes précédents de la série Déclin commercial de la 1re Avenue :
1- Origines de l’ancien chemin de Charlesbourg
2- D’une route de campagne à une voie de tramway
3- Croissance du réseau routier et marginalisation de l’artère