Le Domaine de Maizerets a besoin de bénévoles | 16 juillet 2020 | Article par Amélie Légaré

Crédit photo: Amélie Légaré

Le Domaine de Maizerets a besoin de bénévoles

La richesse écologique du Domaine de Maizerets n’est plus à prouver avec ses nombreuses espèces animales et végétales, mais certaines plantes envahissantes menacent sa biodiversité. La renouée du Japon progresse depuis plusieurs années et doit être contrôlée. L’équipe du programme « J’en arrache » fait donc un appel à tous pour venir collaborer à contrer ce fléau.

Publicité

 La renouée est « une espèce extrêmement invasive et difficile à éradiquer ». Même si plusieurs techniques existent pour y arriver, l’équipe a décidé de privilégier l’arrachage manuel. « On a une super belle équipe qui travaille fort à arracher avec les pelles et leurs bras, mais si on veut être capable de venir à bout de ces 30 000 mètres carrés de renouée, ça va nous prendre de l’aide », confie David Viens, coordonnateur de projet pour le Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale.

L’exercice de contrôle débute cet été, mais le responsable prévoit que des efforts devront être déployés sur une dizaine d’années pour contrôler la situation.

« On aurait aimé ça que ça se fasse plus tôt, peut-être qu’on a attendu un peu trop tard pour commencer à traiter contre la renouée, mais on a décidé de prendre le taureau par les cornes et d’entamer un processus de contrôle de cette espèce exotique envahissante grâce au financement de la Fondation de la Faune du Québec, et l’appui de la Ville de Québec et du Domaine de Maizerets. », ajoute-t-il.

Une implication à plusieurs niveaux

La Ville de Québec a mis en place un programme de lutte et de contrôle des plantes nuisibles en 2012 et contribue au programme « J’en arrache » en fournissant des ressources financières et techniques.

« La renouée du Japon figure au palmarès des cent pires espèces envahissantes de la planète selon l’Union internationale pour la conservation de la nature. Nous savons que la renouée du Japon nuit à la croissance des autres plantes, appauvrit la biodiversité, limite l’accès aux cours d’eau, et accroit les risques d’inondation », indique Mme Suzanne Verreault, membre du comité exécutif responsable de l’environnement et du développement durable.

« Je fais appel à tous les citoyens, aux amoureux de la nature, de la biodiversité et des espaces verts à contribuer à la tâche. Nous avons besoin de vous pour la sauvegarde de l’écosystème et de la biodiversité du Domaine de Maizerets. »

Mobilisation citoyenne

Les gens intéressés à collaborer peuvent se présenter directement au Domaine de Maizerets les mardis et les jeudis entre 10 h et 15 h et suivre les indications du programme « J’en arrache » pour se joindre aux bénévoles sur place. L’équipe fait également appel aux entreprises de la région qui aimeraient se retrouver en nature entre collègues.

Des règles sanitaires sont en vigueur afin de s’adapter au contexte de pandémie. « Les pelles sont désinfectées entre chaque utilisateur et on a tout un protocole pour respecter la COVID », ajoute David Viens.