Entraider, un geste à la fois | 15 septembre 2020 | Article par Véronique Demers

Suzanne Abdel-Malak, responsable des bénévoles et des services courants; Mélanie Guyon, directrice générale; Noémie Deber-Filioux, agente de développement économique du Comité de volontariat de quartier Limoilou-Sud.

Crédit photo: Gracieuseté CVQ

Entraider, un geste à la fois

Si ce n’était des visites d’amitié qu’il reçoit à domicile, un Limoulois confiné chez lui en raison de problèmes importants de santé aurait demandé l’aide médicale à mourir. Ces visites amicales, il les a reçues grâce au Comité de volontariat de quartier Limoilou-Sud (CVQ).

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Pour des raisons de confidentialité de dossier, son nom ne sera pas révélé. Mais le point crucial ici est l’impact énorme qu’ont eu ces visites d’amitié, un service reçu du CVQ.

« Ça a changé sa vie, son quotidien. On veut faire des lien intergénérationnels grâce à ces visites. On s’assure que ça se passe bien, tant pour l’utilisateur que le bénévole », souligne Noémie Deber-Filioux, agente de développement économique au CVQ.

Le Limoulois en question, ayant des capacités réduites de mobilité, fait partie des 400 utilisateurs qui bénéficient des services du CVQ. L’organisme dessert le Vieux-Limoilou, Maizerets et Lairet. Bien qu’il existe depuis 36 ans, le CVQ a vu le nombre de bénévoles baisser. La situation pandémique n’a pas aidé, puisque ceux-ci étaient âgés.

« On commençait à manquer de bénévoles; mon rôle est entre autres de regarnir notre banque de bénévoles et la rajeunir aussi, en plus d’améliorer notre présence sur les réseaux sociaux. […] Notre objectif est d’aider le plus de gens possible et d’avoir une approche adaptative pour combler les demandes. Le CVQ aide les personnes aînées et les personnes en perte d’autonomie. Il n’y a pas juste les aînés en perte d’autonomie », précise Mme Deber-Filioux.

En 2019-2020, le transport pour les rendez-vous médicaux a été le service le plus offert par les bénévoles du CVQ, avec 615 transports. Un jeune n’ayant pas d’automobile et devant se rendre régulièrement à l’hôpital pour ses traitements de chimiothérapie, avec sa mère, a eu recours au transport médical. Une cinquantaine de bénévoles prodiguent ce service, tout comme les visites d’amitié ou même des travaux manuels.

« On s’assure de proposer un bénévolat souple et non contraignant. Ça peut être une heure par semaine ou une heure par mois. […] On aura atteint notre objectif si on réussit à garder les personnes en perte d’autonomie le plus longtemps possible à la maison, tout en s’assurant de leur sécurité et en veillant à les sortir de l’isolement », conclut l’agente de développement économique au CVQ.