Limoiloup : notre symbole de résilience – 1 de 4 | 23 août 2020 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Jean Cazes

Limoiloup : notre symbole de résilience – 1 de 4

Sauvé in extremis des flammes qui ont détruit Fourrures Roméo Falardeau le 15 janvier 2014, Limoiloup est par la suite revenu à l’adresse même qui l’a rendu célèbre dès le début des années 1990. Cette série, enrichie de nombreuses photos, rappelle pourquoi le sympathique animal est devenu le symbole de résilience de Limoilou.

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C’est au nouveau pub irlandais Le Trèfle que Limoiloup a retrouvé l’an dernier son bercail, ses propriétaires ayant pris soin de le remettre en vedette. Tout comme Christian Falardeau l’avait fait dans la vitrine de sa boutique que nous redécouvrons dans ce premier volet…

1938 : Naissance de Fourrures Roméo Falardeau sur la 4e Avenue

Fourrures Roméo Falardeau en 1952, coin 5e Rue, derrière le Défilé des élèves de l’école Saint-Charles de Limoilou.
Crédit photo: Société historique de Limoilou

Fourrures Roméo Falardeau est le fruit de la passion de son fondateur pour son artisane de femme, à qui il offre un commerce de fourrures au coin de la 4e Avenue et de la 5e Rue. Reconnaissante, Béatrice baptise le nouveau magasin au nom de son généreux mari.

À une époque où il y avait peut-être davantage de commerces de fourrures que de dépanneurs à Québec, la mode joue en leur faveur. Et ils ont l’avantage de la relève familiale, Jules succédant à son père en 1971.

1989 : Déménagement de Fourrures Roméo Falardeau sur la 3e Avenue

Fourrures Roméo Falardeau sur la 3e Avenue. Avril 2012.
Crédit photo: Jean Cazes

À l’instar de son père Jules, Christian Falardeau reprend en 1989 les rênes de l’entreprise familiale après y avoir exercé les tâches de livreur et tailleur. Le petit commerce de la 5e Rue déménage alors non loin sur la 3e Avenue, au coin de la 7e Rue, dans les locaux plus vastes des Fourrures Leclerc et Poitras. Il rachète par la même occasion le reste de l’immeuble de huit logements.

Dans les années 1990, les ventes de Fourrures Roméo Falardeau chutent; la peau d’animal n’a plus la cote, et les prix élevés rebutent des clients. « Le commerce a dû s’adapter aux besoins et aux enjeux du temps » en diversifiant ses créneaux, témoigne Christian Falardeau.

Avril 2012 : Visite des lieux et rencontre avec notre célèbre loup

Christian Falardeau, le propriétaire de Fourrures Roméo Falardeau. Avril 2012.
Crédit photo: Jean Cazes

S’il entrepose et vend toujours des manteaux prêts à porter ou confectionnés sur mesure à une clientèle assidue presque exclusivement féminine, quelque 70 % de son chiffre d’affaires repose sur le remodelage. Les « manteaux de matantes » ont une seconde vie grâce aux bons soins du tailleur. Sa relève, Christian ne l’a pas trouvée parmi ses enfants, mais en la personne de Dominic Bédard, à qui il enseigne depuis 10 ans les rudiments presque ancestraux du métier.

Et derrière la vitrine, généreux cadeau d’un fidèle client, la charismatique bête au passé nébuleux, que les passants surnomment affectueusement Limoiloup, attire immanquablement le regard des passants depuis déjà plus de 20 ans!

La semaine prochaine, dans le volet 2, retrouvez Limoiloup au service des sinistrés.