Des résidents se mobilisent pour la sécurité de la 18e Rue | 20 janvier 2020 | Article par Amélie Légaré

Crédit photo: Jean Cazes

Des résidents se mobilisent pour la sécurité de la 18e Rue

Le 15 janvier dernier, une femme enceinte et son conjoint ont été happés par un véhicule à l’angle de la 18e Rue et de la 4e Avenue, ce qui ravive les préoccupations face à la sécurité routière dans le secteur. En 2019, la Ville s’est engagée à réaliser des travaux majeurs sur la 18e Rue. Premiers témoins de la scène, leurs amis Louis-Maxim Tremblay, Charles Savard et Simon Ross lancent une pétition afin que la Ville dévoile son échéancier.

À partir de données de la SAAQ, le Conseil de quartier de Lairet a répertorié près de 250 collisions aux différentes intersections de la 18e Rue entre 2011 et 2016. Celle de la 4e Avenue s’avère la plus préoccupante avec 111 cas dont 2 mortels, suivie de la 8e Avenue (60 cas), de la 1re Avenue (48 cas) et de Benoît-XV (22 cas). L’intersection de la 18e Rue et de la 4e Avenue constitue ainsi l’un des endroits les plus accidentogènes de Lairet, et présente un risque pour les piétons et les cyclistes qui y circulent selon le résident Louis-Maxim Tremblay.

« C’est ancré dans le quartier que cette intersection-là est dangereuse. Ça fait plusieurs fois qu’on la pointe du doigt et qu’on demande que des choses soient mises en place. Quand il y a un accident aux deux semaines ou chaque mois, ce n’est plus une question de mauvaise conduite, c’est une question de structure. Il y a un problème, il est admis, il y a des solutions qui sont convenues de façon commune. Maintenant, il faut agir. On parle de vies humaines. C’est inconcevable. »

Actions réalisées par la Ville

Préoccupé par la sécurité des résidents et des citoyens, le Conseil de quartier de Lairet a adopté une résolution en 2017 afin de proposer une des solutions concrètes à la Ville « pour réduire la vitesse sans impacter la fluidité » du secteur. En 2019, lors de la dernière assemblée générale du Conseil, un représentant de la Ville est venu présenter une étude pour répondre à cette résolution, démontrer ce qui est a déjà été réalisé et indiquer quelles solutions étaient envisagées à court ou moyen terme pour améliorer la situation.

Selon le Conseil, plusieurs de ces mesures ont été déjà réalisées : installation de délinéateurs et de blocs de caoutchouc sur la bande cyclable de la 8e Avenue, augmentation du temps des feux pour piétons de la 8e Avenue à 24 secondes, synchronisation des feux, conservation des virages à gauche protégé sur la 18e Rue en direction ouest, l’installation des têtes de feux sur potences, et augmentation de la surveillance policière. Toutefois, la Ville s’était également engagée à élargir les trottoirs à 2 mètres et à réduire la largeur de la chaussée de la 18e Rue de 1 mètre à plus long terme, ce qui n’est toujours pas complété.

« On a eu quand même une belle écoute de la part de la Ville. Il y a eu beaucoup d’actions qui ont déjà été mises en oeuvre, mais maintenant l’action importante est de réaménager la 18e Rue pour s’assurer qu’elle est réellement sécuritaire », précise le président du Conseil de quartier de Lairet, Yan Turgeon.

Urgence d’agir

Les citoyens qui ont lancé la pétition feront du porte-à-porte dans le quartier et seront à la prochaine réunion du conseil le 12 février prochain pour récolter des signatures en personne.

« Tout ce qu’on demande à la Ville, c’est qu’ils mettent en place des mesures dès maintenant pour protéger les intersections de la 18e Rue et qu’ils nous donnent un échéancier. On veut savoir quand et comment ils vont le faire », affirme Louis-Maxim Tremblay.

L’intersection de la 18e Rue et de la 4e Avenue fait partie des sites prioritaires de la Stratégie de sécurité routière 2020-2024 de la Ville de Québec. La collision de la semaine dernière ramène l’importance de faire de cette situation une priorité selon le président du  Conseil. « Ce sont des travaux majeurs. On comprend que cela n’allait pas être fait le lendemain matin, mais en même temps pour nous c’est pressant que ce soit fait », indique-t-il.

« La position qui est mise de l’avant dans la pétition est très cohérente avec le travail qui a déjà été réalisé et nos objectifs. Je trouve ça très positif la démarche entreprise par les citoyens, car ils se mettent en action face à une problématique qui est bien réelle. […] Je pense que ça envoie quand même un signal assez fort. »

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