Titans de Limoilou: les finissantes se confient (1 de 4) | 19 avril 2020 | Article par Christian Lemelin

De gauche à droite : Florence Lessard, Arianne Gagnon, Audrey-Anne Veillette, Maude Pépin, Noémie Garneau, Catherine Berger-Dubé, Gabrielle Fecteau et Emmy Royer.

Crédit photo: Noémie Tanguay et Titans de Limoilou

Titans de Limoilou: les finissantes se confient (1 de 4)

Le circuit collégial de hockey féminin, comme toutes les organisations sportives du continent, n’a pas échappé aux règles de confinement imposées par la pandémie actuelle. En résulte une fin de saison prématurée qui, pour les Titans du Cégep Limoilou, devait se terminer, selon toute vraisemblance, par un autre championnat.

Elles auront, à tout le moins, complété le calendrier régulier au premier rang, avec une fiche de 23 victoires et trois revers. Parmi ces joueuses qui composaient l’équipe dirigée par Pascal Dufresne, huit se retrouveront sous d’autres cieux, pour poursuivre des études universitaires et, pour sept d’entre elles, le hockey continuera d’occuper une grande partie de leur vie.

Dans une série de quatre parutions, elles répondent à quelques questions et nous livrent leurs impressions sur ce qu’elles ont vécu à Limoilou et ce qu’elles pourraient vivre au cours des prochaines années. Aujourd’hui : Catherine Berger-Dubé (# 22 – défense / Granby) et Gabrielle Fecteau (# 28 – avant / Beauce).

Catherine Berger-Dubé

Numéro 22 – défense / Granby
Crédit photo: Noémie Tanguay et Titans de Limoilou

CL : En quelques mots, que retiens-tu de ton passage au Cégep Limoilou, tant au niveau enseignement, sportif et social ?

CBD : Un seul mot pour décrire mon passage à Limoilou : inoubliable. Autant au hockey qu’à l’école, les gens qui nous enseignent sont très ouverts d’esprit. Du côté des professeurs, la majorité sont très conscients de notre horaire chargé dû à notre sport, sont indulgents et font beaucoup de compromis avec nous lorsque nous en avons besoin. Quant au hockey, nos entraineurs ne nous enseignent pas seulement notre sport, mais ils nous apprennent aussi à grandir, à être autonomes et respectueuses. Selon moi, c’est ce que j’ai appris de plus important à travers mon parcours à Limoilou sont des valeurs et des habitudes qui m’accompagneront toute ma vie. Mais ce qui me marque le plus de cette aventure, ce sont les amitiés que je me suis faites et les personnes incroyables que j’ai rencontrées qui resteront certainement dans ma vie pour bien longtemps.

CL : Dans quelle institution poursuivras-tu tes études – dans quelle discipline – l’an prochain ?

CBD : L’an prochain, je continuerai ma carrière en poursuivant mes études à l’Université Bishop’s.

CL : As-tu l’intention de continuer à jouer au hockey dans les rangs universitaires et, peut-être un jour, chez les pros (si la situation change au cours des prochaines années) ?

CBD : Oui, je jouerai au hockey universitaire mais pour le pro, tout cela dépendra de mon niveau en tant que joueuse et d’où je serai rendue dans ma vie avec mes études et avec les gens autour de moi.

CL : Si l’Université Laval avait un programme de hockey féminin et que tu pouvais y avoir la formation qui correspond à tes aspirations, aurais-tu choisi de rester à Québec ?

CBD : S’il y avait eu une équipe à l’Université Laval, je serais sans aucun doute restée à Québec, comme plusieurs autres j’imagine. J’avais développé un très grand attachement à cette ville qui était devenue mon chez-moi et ce sera très difficile de lui dire au revoir…

CL : Outre le hockey, un autre sport ou un loisir particulier ?

CBD : Non, quand j’étais plus jeune je pratiquais le soccer compétitif mais à un certain niveau, le sport exige un travail qui s’effectue 12 mois par année. Alors non, le hockey prend tout mon temps et j’y consacre tous mes efforts.

CL : Un rêve ou un projet que tu voudrais absolument réaliser au cours des prochaines années ?

CBD : Mon rêve, pour les prochaines années, est de réussir dans mes études et de devenir psychologue. Je pense que rendue à l’Université, l’important est vraiment l’école car c’est ce qui nous servira à gagner notre vie, contrairement au hockey. Par contre, un projet que j’aimerais réaliser, c’est d’un jour faire gagner un championnat à l’équipe des Gaiters de l’Université Bishop’s, qui est nouvelle dans la RSEQ. Je fais partie de la construction d’un nouveau programme très prometteur et j’espère qu’il aura du succès.

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Gabrielle Fecteau

Gabrielle Fecteau (# 28 – avant / Beauce)
Crédit photo: Noémie Tanguay et Titans de Limoilou

CL : En quelques mots, que retiens-tu de ton passage au Cégep Limoilou, tant au niveau enseignement, sportif et social ?

GF : Ce que je retiens de mon passage à Limoilou n’est que du positif. Non pas que tout était toujours tout rose et facile, mais j’ai appris durant mes trois années que notre attitude face à ces moments plus durs vaut pour beaucoup et c’est ce qui va faire la différence entre si on progresse ou non. Premièrement, ce que je retiens du niveau enseignement est que nous avons la chance, à Limoilou, d’avoir des enseignants compréhensifs et présents pour nous malgré nos horaires chargés et nos absences dues au hockey. Nombreuses sont les fois où nous sommes arrivées à 10 h pile à notre cours qui commençait à cette heure, avec les cheveux encore mouillés et notre collation puisque nous étions encore sur la glace à peine 30 minutes plus tôt. Au niveau sportif et social, je peux affirmer que grâce à ces deux aspects, les trois dernières années ont été les trois plus belles de ma vie ! Avec les Titans, non seulement nous avons une équipe qui devient une famille, mais nous avons un groupe d’entraineurs qui font absolument tout pour nous motiver lorsqu’il le faut, nous pousser pour atteindre nos buts, nous développer en tant que joueuses et personnes, mais surtout pour qu’on se fasse du fun au travers tout ça ! Parce que même si tout le monde nous dit : « Ah, vous gagnez toujours de toute façon vous autres, ça doit être rendu plate », je crois que, au contraire, rester au sommet est quelque chose qui demande beaucoup de travail autant mental que physique. Par contre, à Limoilou on pogne clairement la piqûre de la victoire ! Aussi, je vais toujours me rappeler de notre lien avec les autres sports. Faire du bénévolat pour les gars de foot, aller voir les parties de volley et voir ces deux clubs venir nous encourager en retour. Tout le monde devrait vivre un match de samedi soir à Limoilou avec les estrades pleines à craquer et les autres sports qui sont là pour nous. Les autres équipes détestaient ces moments, mais, pour nous, ces soirées étaient magiques !

CL : Dans quelle institution poursuivras-tu tes études – dans quelle discipline – l’an prochain ?

GF : Je vais poursuivre mes études à Bishop’s en enseignement.

CL : As-tu l’intention de continuer à jouer au hockey dans les rangs universitaires et, peut-être un jour, chez les pros (si la situation change au cours des prochaines années) ?

GF : Oui je vais jouer au hockey à Bishop’s, avec les Gaiters, qui vont d’ailleurs rejoindre la RSEQ l’an prochain.

CL : Si l’Université Laval avait un programme de hockey féminin et que tu pouvais y avoir la formation qui correspond à tes aspirations, aurais-tu choisi de rester à Québec ?

GF : C’est certain que si Laval avait eu un club, le choix aurait été facile pour moi d’y rester. En effet, j’ai adoré la ville de Québec où tout est facile d’accès et j’aurais aimé rester ici. Aussi, comme je crois que beaucoup des filles des Titans seraient restées, j’aurais aimé ne pas avoir à vivre notre séparation à la fin de nos trois années et pouvoir continuer ce que nous avions commencé à Limoilou au niveau universitaire. De plus, comme je viens de la Beauce, j’aurais pu être encore près de chez nous et ma famille et celle-ci aurait aussi été bien contente d’être aussi près pour venir aux matchs ! Finalement, il y a beaucoup de choix de programmes à Laval et ça donnerait la possibilité d’étudier en français sans aller à Montréal, Moncton, etc.

CL : Outre le hockey, un autre sport ou un loisir particulier ?

GF : Durant l’été, je passe beaucoup de temps à jouer au dekhockey et à la balle molle. Ce sont deux sports que j’apprécie beaucoup !

CL : Un rêve ou un projet que tu voudrais absolument réaliser au cours des prochaines années ?

GF : Un projet futur serait de bien réussir mes années à l’université et de tout faire en mon pouvoir pour développer cette équipe et, peut-être, lutter pour le championnat dans quelques années. Ensuite, j’aimerais beaucoup voyager un peu partout à travers le monde.