Le Colisée promis aux sports émergents | 25 août 2021 | Article par Suzie Genest

Colisée de Québec, août 2021

Crédit photo: Suzie Genest

Le Colisée promis aux sports émergents

La Ville de Québec a dévoilé mercredi sa vision pour l’avenir du Colisée. Si la prochaine équipe aux commandes de l’appareil municipal le veut, il ne sera pas démoli. Il deviendra plutôt un « lieu par excellence » pour la pratique d’une variété de sports émergents qui plaisent aux jeunes.

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L'équipe de travail qui a accouché de cette vision se compose de Catherine Chénier, directrice d’ExpoCité; Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif responsable de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme; Jérémie Ernould, membre du comité exécutif et président du conseil d’administration d’ExpoCité; Steve Verret, membre du comité exécutif responsable des loisirs, des sports et de la vie communautaire. Patrice Drouin, ancien président de Gestev, y a apporté son expertise.

Les futures installations accueilleraient BMX, planches à roulettes, patins à roues alignées, escalade sportive, parcours extrêmes et autres sports acrobatiques. Celles à l'intérieur seraient ouvertes 12 mois par année. Celles en extérieur fonctionneraient « sur deux ou trois saisons », a dit le maire de Québec.

Ce type de centre répondrait à une forte demande pour des installations sportives, selon le maire. Il rejoindrait « des milliers » d’adeptes parmi la population de la région. On pourrait y accueillir des événements liés aux disciplines en question, ainsi que des compétions de calibre amateur à élite, estime la Ville de Québec. Le centre ajouterait ainsi à l'offre de la ville en termes touristiques.

Vision pour le Colisée, août 2021
Vision de la Ville de Québec pour le Colisée dévoilée le 25 août 2021
Crédit photo: Ville de Québec

Un « fil qui pend »

Questionné sur les « fils pendants » qui restent avant la fin de son mandat, Régis Labeaume songe en premier lieu au Colisée. Même si on lui ferait remarquer que l'annonce de mercredi avait des odeurs électorales, « mieux vaut en rendre compte maintenant », estimait-il.

Le maire de Québec a rappelé l’évolution, ces dernières années, du dossier du Colisée. Un dossier « difficile » pour la Ville, qui a « tergiversé ». Il a été question d’une déconstruction estimée à 8 M$. Après appel d’offres et nouvelle contre-expertise et réévaluation, l’opération se chiffrait plutôt entre 15 M$ et 17 M$, a-t-on constaté. Pour autoriser la démolition, la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec exigeait un projet de remplacement... Et puis Catherine Chénier a pris la tête d’ExpoCité, a résumé Régis Labeaume.

L’équipe de travail réunie autour de Mme Chénier s’est penchée sur différentes options. Des idées lancées à l’interne, des projets de promoteurs au fil du temps, des comparables ailleurs dans le monde, a évoqué la directrice d'ExpoCité. Un vélodrome et un centre de production cinématographique ont fait partie des discussions, a ajouté le maire de Québec. Le projet retenu permet la cohabitation de plusieurs disciplines et laisse entrevoir des revenus plus certains.

Selon le maire, les installations du futur centre seraient aussi convoitées par les écoles pour les programmes sports-études.

Transformation intérieure et extérieure

L’aire de jeux intérieure du Colisée doit être modifiée de façon à obtenir une superficie de plancher de 2 659 m². Une aire de jeu extérieure atteindrait quant à elle « environ 5 000 m² ». On prévoit conserver et réinstaller « 2490 bancs bleus » pour obtenir 2500 places assises, a dit Catherine Chénier. La capacité d’accueil totale atteindra 5000 places.

Des coûts de 19,8 M$ sont estimés pour l’ensemble des travaux liés à la mise à niveau du bâtiment. Ces travaux touchent entre autres toiture, plomberie et chauffage. Ils incluent le remplacement et la rénovation de certains éléments, la préparation de l’implantation des infrastructures sportives.

D'autres investissements totalisant entre 15 M$ et 20 M$ iront aux infrastructures sportives intérieures et extérieures ainsi qu'au verdissement du stationnement du côté Est. Pour compléter le financement, la Ville développerait des ententes avec des partenaires des milieux sportif ou financier. On songe à des partenariats comme ceux intervenus pour le Stade Canac ou le Centre de glaces Intact, par exemple.

C’est en 2023 que les travaux se mettraient en branle. Le Plan d’investissement quinquennal (PIQ) de la Ville prévoit des sommes en 2023-2024-2025 pour ce projet. De plus, en attendant 2023, la Ville honorerait le bail de l’actuel occupant du Colisée, le Festival d’été de Québec. Au terme de 36 mois de travaux, on assisterait à une ouverture en 2025.

Payer 15 M$ à 17 M$ pour démolir le Colisée ou en faire un centre dédié aux sports émergents, en doublant la mise et en la complétant à la faveur de partenariats? Le choix appartiendra au parti vainqueur des prochaines élections.

Une page du site de la Ville de Québec présente le projet pour le Colisée.