<em>Dessine-moi une chenille</em> : une cocréation entre écoliers et artistes à venir au parc Bardy | 1 mars 2021 | Article par Suzie Genest

Dessine-moi une chenille : une cocréation entre écoliers et artistes à venir au parc Bardy

La maquette d'une oeuvre d’art créée pour le parc Bardy, par le tandem Cooke-Sasseville avec un groupe d’élèves de l’école des Jeunes-du-Monde, a été dévoilée cet après-midi par la Ville de Québec. À saveur surréaliste, Dessine-moi une chenille se compose d'un éléphant rose au corps de chenille sur un crayon de plomb monumental haut de sept mètres.

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C'est à la fin de l'été 2021 qu'on pourra voir sur son site, près du terrain de basketball au parc Bardy, la sculpture issue d'une démarche de médiation culturelle entre les artistes et les écoliers. Au fil d'une dizaine de rencontres de travail, les élèves du groupe participant ont été initiés au jeu du cadavre exquis et amenés à faire des esquisses dessinées puis des modelages en pâte Fimo.

Le tandem d'artistes a aussi emmené les enfants à la place Jean-Béliveau, au Grand Marché, au Centre des congrès pour voir des oeuvres d'art public existantes et en discuter. Le groupe s'est rendu au parc Bardy pour voir le site et parler des contraintes et du travail nécessaire à l'intégration d'une oeuvre, a expliqué Jean-François Cooke en point de presse. Son acolyte Pierre Sasseville a pris soin de remercier « Améliane, Madonna, Roxy, Anelka, Youssef, Grégoire, Abigail, Logan, Agathe, Carmen ainsi que Lily-Rose » de l'école des Jeunes-du-Monde, ainsi que leur enseignante, pour leur participation à ce projet.

Dessine-moi une chenille se compose d'un éléphant rose au corps de chenille sur un crayon de plomb monumental haut de sept mètres.
Crédit photo: Gracieuseté Ville de Québec

Une oeuvre « qui ne passera pas inaperçue »

La combinaison de l'éléphant et de la chenille, pour Cooke-Sasseville, illustre bien l'enfance en évoquant à la fois la stabilité, la persévérance (éléphant) et la métamorphose, la transformation (chenille). La fanfare représente « un groupe de différents individus qui travaillent ensemble vers un objectif commun » et le crayon, l'univers scolaire. La touche d'humour et l'allure colorée attrayante de l'oeuvre ont le potentiel d'inciter à la réflexion et de donner accès à la richesse de sens de l'ensemble, estiment les artistes.

« Et le résultat est pour le moins étonnant : il s’agit d’une oeuvre qui ne passera pas inaperçue! Elle deviendra assurément une création signature pour le quartier Maizerets, mais également pour la Ville », a exprimé le maire de Québec Régis Labeaume lors du dévoilement de la maquette.

Questionné sur l'accueil que réserverait la population à l'oeuvre, le maire de Québec a esquissé une comparaison avec les cerfs en bronze à place Jean-Béliveau, également signés Cooke-Sasseville.

« Des gens dans votre bulle se sont mis à assassiner l'oeuvre, alors que les gens ont adoré, et des gens de tout statut social », a-t-il répondu au journaliste.

Le projet Dessine-moi une chenille a été financé dans le cadre de l'Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications du Québec, à parts égales. Les coûts liés à la conception, la réalisation et l'installation de l'oeuvre, faite d'aluminium, se chiffrent à 95 000 $, incluant les taxes. Chaque année, cette enveloppe permet à un quartier d'un arrondissement différent de recevoir une oeuvre d'art public, créée par des artistes différents en collaboration avec des élèves d'une école.