Histoire de la patinoire de la rivière Saint-Charles : 3- Une solution de remplacement | 3 janvier 2021 | Article par Réjean Lemoine

Le patinoire alternative de Pointe-aux-Lièvres. 21 décembre 2011.

Crédit photo: Jean Cazes

Histoire de la patinoire de la rivière Saint-Charles : 3- Une solution de remplacement

Nous réactualisons les articles de Réjean Lemoine qui ont particulièrement retenu l’attention de 2010 à 2014. Dans le dernier texte de cette série, l’historien souligne les difficultés qui ont mené à la fermeture définitive de la patinoire de la Saint-Charles après une reprise de quelques années en format réduit.

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Parcours rétréci, moins de jours praticables

Pour l’hiver 1993, la Ville de Québec décide de rouvrir la patinoire de la Saint-Charles. Mais la volonté n’y est plus.

Le budget d’opération de la patinoire est gelé à 100 000 $. C’est la fin du temps supplémentaire pour les employés, de l’entretien de la patinoire et de son arrosage la nuit. Le nombre de jours d’ouverture se réduit constamment. De plus, la Ville s’associe à des partenaires privés pour aider au financement et vend des épinglettes pour les utilisateurs intéressés.

La patinoire n’est dorénavant ouverte que sur 1,7 kilomètres – comparativement à 3 kilomètres à ses débuts –, limitant son parcours entre les ponts Lavigueur et Dorchester. Certes, pendant quelques années, l’administration municipale réussit à ramener quelque 30 000 patineurs sur la Saint-Charles, mais c’est bien peu comparativement au Canal Rideau, à Ottawa, qui attire plus de 600 000 patineurs avec un budget de près d’un million de dollars. Joliette, entre autres exemples, ouvre également la rivière l’Assomption au patinage sur plus de 4 kilomètres, au grand plaisir de ses quelque 100 000 visiteurs.

De la rivière à la Pointe-aux-Lièvres

La Ville annonce à l’hiver 1999 que la patinoire de la rivière Saint-Charles est définitivement abandonnée. À la même époque se tient à Québec un colloque international sur la nordicité : « Québec est-elle vraiment une ville nordique? », se questionne-t-on.

Comme solution de remplacement, la Ville de Québec propose d’abord un sentier de glace entre le parc de la Jeunesse, dans Saint-Roch, et le parc Cartier-Brébeuf, dans Limoilou. Elle se rabat finalement sur un terrain à la Pointe-aux-Lièvres, du côté de Saint-Roch. Au début des années 2000, une surface glacée de près de 2 kilomètres est donc réalisée à cet endroit.

Si pendant un quart de siècle, les résidents de Québec ont patiné sur la Saint-Charles, ils viennent maintenant en grand nombre patiner à la Pointe-aux-Lièvres.

Retrouvez les deux premiers textes de la série : 
1- Allons patiner sur la rivière!
2- L’agonie de la patinoire

Du même auteur, d’une série précédente : Une histoire du Colisée de Québec.