La ruelle de la mare aux Canards en cours de verdissement | 17 mai 2021 | Article par Jean Cazes

« Y’en a qui piochent, y’en a qui plantent, y’en a qui peinturent ! » – Stéphanie Olivier (en rouge) en compagnie de quelques voisin.e.s à la corvée de samedi matin. 15 mai 2021.

Crédit photo: Jean Cazes

La ruelle de la mare aux Canards en cours de verdissement

Un peu partout dans le Vieux-Limoilou le weekend dernier, bon nombre de citoyens et citoyennes se sont affairés à embellir leur environnement avec le support du programme Ruelles vertes. Comme à la ruelle de la mare aux Canards, au sud du chemin de la… Canardière!

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« On l’a nommée ainsi parce qu’il y a plein de trous et plein de bouette, et c’est un enjeu pour nous », a souligné sur un ton amusé Stéphanie Olivier, qui réside depuis 2014 près de la ruelle. Avec grand plaisir, elle a pris une pause bien méritée pour nous entretenir sur ce bel exemple d’initiative citoyenne.

Une ruelle qui avait besoin d’une cure d’amour

La ruelle de la mare aux Canards. 17 mai 2021.
Crédit photo: Jean Cazes

« Comme plusieurs de mes voisins, je n’ai pas de cour intérieure », dit Stéphanie. « Mais on a pu profiter d’opportunités pour en recréer une autre, commune, grâce à des programmes comme Ruelles vertes, encadré par Nature Québec ». De là est né en 2017 ce collectif « qui nous a aussi permis de mieux nous connaître et de s’entraider. »

Comme le rappelle la Limouloise, les ruelles de son quartier sont des espaces qualifiés d’orphelins depuis le jour où elles sont devenues propriétés du gouvernement du Québec. « Ça veut dire que l’entretien, comme le déneigement, doit se faire en concertation avec les riverains qui le payent. » Mais l’été, les ruelles se retrouvent le plus souvent abandonnées à leur sort…

« C’est pourquoi la Ville encourage depuis quelques années des initiatives de groupes comme le nôtre avec différents programmes. Nous en avons bénéficié après avoir démontré qu’on était mobilisés, que plus de 50 % des propriétaires riverains de la ruelle avaient signé une autorisation sans être obligés de s’impliquer. En plus de la subvention de 2 500 $ de Ruelles vertes, dont 1 500 $ ont servi à l’achat de vivaces et d’arbres, nous en avons obtenu une de 5 000 $ du programme d’intervention et de revitalisation des ruelles de Limoilou. Ça nous a permis d’obtenir un plan d’aménagement et d’estimer comment ça coûterait, entre autres, de régler à plus long terme les problèmes de drainage, d’ajouter du mobilier, etc. »

Un coin triangulaire comme principale attraction

Au centre de la ruelle, en direction nord. 17 mai 2021.
Crédit photo: Jean Cazes

La grande particularité de la ruelle de la mare aux Canards? La parcelle triangulaire au cœur du projet de verdissement, pourtant une extension d’une propriété privée :

« Madame Jolicoeur, à qui appartenait ce lot, vient de déménager. C’est grâce à elle et aux nouveaux propriétaires qu’on peut utiliser ce triangle, mais on les respectera s’ils changent d’idée », poursuit Stéphanie, reconnaissante à leur égard.

Pour Stéphanie, la relation établie avec cette dame « qui a vécu 60 ans sans trop connaître ses voisins et qui s’en va alors que ça bouge » démontre bien que ce programme atteint son objectif : « On verdit petit à petit, on entre en contact entre nos voisins, et Dieu sait que cette année, c’est nécessaire! ». Cette solidarité, poursuit-elle, s’exprime bien dans les groupes Facebook, « très aidants pour se donner rendez-vous » et pour voir la progression, par exemple, du verdissement de la ruelle de la mare aux Canards :

« On peut aussi s’inspirer de l’évolution d’autres initiatives du genre dans le quartier en se référant au Facebook de Ruelles vertes pour que tout cela fasse des petits! », souhaite en conclusion Stéphanie Olivier.

À lire aussi :  Des ruelles plus vertes « créées par et pour les citoyens ».