Limoil'Air prendra son envol en 2022 | 16 décembre 2021 | Article par Suzie Genest

75 capteurs de particules fines prendront place sur des balcons et toits du Vieux-Limoilou, de Lairet et de Maizerets au printemps 2022, dans le cadre du projet Limoil’Air.

Crédit photo: Jean Cazes

Limoil'Air prendra son envol en 2022

Le conseil de quartier du Vieux-Limoilou va de l’avant avec son projet d’intégrer les citoyen.ne.s dans le suivi de la qualité de l’air. Au printemps 2022, ce sont 75 capteurs de particules fines qui prendront place sur des balcons et toits du Vieux-Limoilou, de Lairet et de Maizerets, dans le cadre du projet Limoil’Air.

Les ménages qui se porteront volontaires pour accueillir ces dispositifs tiendront un journal de bord tout au long du projet. Ils bénéficieront de formation et d’encadrement par des experts issus d'institutions d'enseignement et de recherche. Les citoyen.ne.s développeront ainsi de nouvelles connaissances et seront partie prenante d’une démarche scientifique d’analyse.

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Le projet Limoil'Air prévoyait initialement une quarantaine de ménages participants, sur une année.

S’outiller

La qualité de l’air du grand Limoilou est une préoccupation des citoyen.ne.s depuis plusieurs années, rappelle le président du conseil de quartier du Vieux-Limoilou Raymond Poirier dans le communiqué émis jeudi.

« Toutefois, faute de connaissances ou de moyens, plusieurs ont l’impression que le débat se fait loin d’eux. Avec Limoil’Air, on veut s’outiller, se doter d’une compréhension élargie des enjeux, réalités et méthodes relatives à l’analyse de la qualité de l’air », explique-t-il.

Lors de l’assemblée du conseil de quartier du Vieux-Limoilou mercredi soir, M. Poirier a précisé que la cueillette et l'analyse débuteraient en avril. La phase de formation qui précédera se terminera à la fin mars 2022.

Le projet mettra à profit la plateforme Revolv’Air. Dans le communiqué diffusé jeudi, le concepteur et fondateur de la plateforme, Guillaume Simard, résume la démarche.

« Avec ces capteurs, nous allons mesurer la présence et la qualité de particules fines – PM 1, 2.5 et 10 – qui se trouvent dans l’air ambiant de Limoilou. Les données recueillies chez les gens seront ensuite envoyées à fréquence régulière vers notre plateforme Web, à partir de laquelle elles pourront ensuite être mises en relation avec d’autres données environnementales. »

L'archivage et le partage des données font partie du plan. Elles pourront ensuite alimenter d’autres études ou analyses.

Une collaboration du milieu

Les conseils de quartier de Lairet et de Maizerets collaborent au projet Limoil’Air avec le conseil de quartier du Vieux-Limoilou. Il est l’un des quatre premiers demandeurs à avoir obtenu un financement du nouveau Fonds écoresponsable de la Caisse Desjardins de Limoilou.

« Le projet est novateur tant par sa nature que par ses objectifs : il n’y a eu que peu de projets du genre qui ont été réalisés à large échelle, à la jonction entre sciences citoyennes et analyse environnementale », a noté Alain Sauvé, directeur général de la Caisse Desjardins de Limoilou.

L'approche mise de l'avant est celle des sciences citoyennes, aussi appelées sciences participatives. Des démarches similaires permettent entre autres d'alimenter, à travers la participation citoyenne, des bases de données sur la flore ou la faune, comme eBird.

Limoil’Air compte par ailleurs sur les appuis de Votepour.ca et du député solidaire de Jean-Lesage, Sol Zanetti. Ce dernier a soutenu le développement de la plateforme Revolv’Air.

Le recrutement de ménages participants débute. Les citoyen.ne.s du Vieux-Limoilou, de Lairet et de Maizerets intéressés trouveront un formulaire en ligne au bit.ly/limoilair.

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