Maizerets : Des mesures d’urgence demandées sur l’avenue Mont-Thabor | 13 mai 2021 | Article par Monlimoilou

Crédit photo: Jean Cazes

Maizerets : Des mesures d’urgence demandées sur l’avenue Mont-Thabor

Collaboration spéciale : Sophie Williamson

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L’assemblée publique de mai, sur Zoom, du conseil de quartier de Maizerets s’est déroulée mardi sous le signe de l’ambiguïté : l’opinion des citoyens sur la mise en place d’une résidence pour les proches des grands brûlés est favorable, des projets communautaires durables se concrétisent, mais les problèmes concernant la sécurité des enfants sont urgents et les solutions peinent à voir le jour.

Mont-Thabor et Émerillon : les résidents sonnent l’alarme

Des citoyens craignent un accident sur l’avenue du Mont-Thabor si aucune action n’est posée dans les plus bref délais. Les voitures circulant trop rapidement, la visibilité réduite des virages et le stationnement dans des zones interdites représentent un risque important pour la sécurité des enfants du quartier, ont-ils souligné.

Le conseil de quartier a adopté une résolution concernant la mise en place de mesures d’urgence. Les mesures proposées sont l’installation de bollards au milieu de la rue ainsi qu’une limitation de vitesse spéciale, comme sur la 18e Rue dans Lairet. En attendant la mise en place de mesures, on a évoqué l'installation de bacs à fleurs au bord des espaces où le stationnement n’est pas possible, pour forcer les voitures à ralentir.

En 2019 et 2020, des résidents ont exprimé à plusieurs reprises au conseil de quartier leur inquiétude concernant les problèmes de sécurité sur l'avenue du Mont-Thabor et l'avenue de l'Émerillon ainsi que près de l’école Jeunes-du-Monde. Les préoccupations sont multiples, mais les plus urgentes concernaient la vitesse de circulation dans les rues, le bruit et les vibrations occasionnés par les véhicules lourds, le volume de la circulation de transit ainsi que le non-respect des passages pour piétons.

Plusieurs mesures d’atténuation sont envisagées. Martial Van Neste, secrétaire du conseil de quartier de Maizerets, a suggéré l’implantation de deux traverses piétonnes et de bollards, l’interdiction du stationnement devant les sorties du parc Mont-Thabor et l’installation de feux piétons clignotants à l’intersection Émerillon - 22e Rue. Les résidents présents à l’assemblée ont toutefois préféré poursuivre les échanges au courant de la semaine avant de définir une proposition à soumettre à la Ville de Québec. Le choix des installations à proposer pour réduire la vitesse des voitures (des bollards ou des dos d’ânes) fera l’objet d’une discussion.

Parmi les solutions qui verront le jour prochainement, l’école des Jeunes-du-Monde se verra dotée d’un cheminement scolaire pour la rentrée 2021. Un cheminement scolaire permet de mieux identifier le trajet des élèves, par une signalisation et des mesures de sécurité spéciales. La réduction de la vitesse à 30 km/h est déjà officialisée et sera appliquée dès cet été. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre de la Vision sur la sécurité routière de la Ville de Québec

Le conseil de quartier a rappelé le délai nécessaire pour la réalisation de tout projet : la Ville étant « une grosse machine », les citoyens doivent être patients.

Des citoyens ont affirmé avoir amorcé les démarches pour former un comité de citoyens de quartier concernant non seulement les enjeux de sécurité, mais la qualité de vie globale des résidents.

Unanimité en faveur de l’Association des grands brûlés FLAM

Le résultat de la demande d’opinion concernant l’Association des grands brûlés FLAM est sans équivoque : tous les citoyens présents à l’assemblée se sont exprimés en faveur de la modification réglementaire qui permettra au bâtiment résidentiel du 2642 avenue Maufils d'accueillir les bureaux de l'organisme et deux chambres. Celles-ci permettront d'héberger des victimes de brûlures qui viennent recevoir des soins à l'hôpital L'Enfant-Jésus ou leurs familles.

Sergio Avellan, conseiller en urbanisme à la Ville de Québec, a fait état des conditions de la proposition, soit de modifier la réglementation actuelle qui interdit les établissements de santé avec hébergement pour permettre un tel établissement sur l’ensemble de la propriété (300 m2), et cela, pour une période de 50 ans à compter de l’entrée en vigueur du règlement.

Rosanne Rhéaume, directrice générale de l’Association des grands brûlés (FLAM), a constaté que des proches bouleversés et sous le choc, faute de meilleure solution, dormaient dans leur voiture ou sur les chaises à l’hôpital. Une maison d’hébergement située près de l’hôpital Enfant-Jésus permettrait d’éviter de telles situations et d’offrir support et sécurité à ces proches. Le projet aurait aussi pour effet de réduire le coût de fonctionnement de l’association.

La consultation publique en ligne, en cours depuis le 30 avril, prendra fin ce vendredi 14 mai.

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