Des étoiles dans les yeux à l’école des Jeunes-du-Monde

Ce sont des étoiles dans les yeux qui se sont allumées dans le regard des enfants de l’école des Jeunes-du-Monde quand ils ont appris qu’ils allaient pouvoir emprunter de nouveaux instruments. Madame Julie, enseignante depuis deux ans à l’école, s’est entretenue avec Monlimoilou concernant le don de la Fondation Bob Bissonnette qui a permis d’acheter pour 2600 $ de nouveaux ukulélés et de claviers.

Des étoiles dans les yeux à l’école des Jeunes-du-Monde | 17 mars 2022 | Article par Viktoria Miojevic

Classe de musique au primaire avec les élèves de École des Jeunes-du-Monde de Madame Julie.

Crédit photo: Gracieuseté

Ce sont des étoiles dans les yeux qui se sont allumées dans le regard des enfants de l’école des Jeunes-du-Monde quand ils ont appris qu’ils allaient pouvoir emprunter de nouveaux instruments. Madame Julie, enseignante depuis deux ans à l’école, s’est entretenue avec Monlimoilou concernant le don de la Fondation Bob Bissonnette qui a permis d’acheter pour 2600 $ de nouveaux ukulélés et de claviers.

« C’est assez dispendieux les instruments », souligne l’enseignante en musique au primaire, Julie Laurence-Gallant. Pour bonifier l’offre d’instruments déjà disponibles, l’enseignante a soumis une demande de subvention à la Fondation Bob Bissonnette. Celle-ci a pour mission de subventionner des activités artistiques et sportives en hommage à Bob Bissonnette, décédé il y a quelques années.

« Le premier volet de la demande était d’acheter des ukulélés. J’en avais quelques-uns dans ma classe, mais depuis quelques années, ils sonnaient moins bien, car ce ne sont pas des ukulélés de grande qualité que l’on a. Puis je me suis dit : je vais en acheter des un peu plus dispendieux, de meilleure qualité et que je vais pouvoir prêter aux élèves à la maison. »

C’est dans les classes régulières d’une heure par semaine que l’offre d’instruments va améliorer l’apprentissage. L’école avait déjà quatre claviers en sa possession. Avec le don de 2600 $, Julie Laurence-Gallant a pu acheter six claviers supplémentaires. Il sera donc maintenant possible d’enseigner le piano en classe entière, avec deux élèves par clavier, en plus des 10 nouveaux ukulélés acquis.

« Dans notre milieu, on est à Jeunes-du-Monde, à Limoilou, puis c’est une école qui est considérée comme un milieu défavorisé donc ce ne sont pas tous les élèves qui ont la chance d’avoir des instruments à la maison. »

De la troisième à la sixième années du primaire, les élèves demandent tout particulièrement du ukulélé. Madame Julie enseigne également à une classe d’accueil et de francisation. « Les élèves dans cette classe là nous empruntent aussi des ukulélés. Pendant le relâche, j’en ai prêté une dizaine. On commence le processus! »

Pratiquer à la maison

« Le principal, c’est d’en avoir suffisamment pour les élèves qui veulent pratiquer à la maison », lance l’enseignante. Son objectif reste la motivation des élèves et leur intérêt pour le choix des instruments.

« Les élèves étaient super contents. Des ukulélés, on en avait déjà, ils étaient contents. Mais quand j’ai dit qu’ils pouvaient les emprunter, là les étoiles dans les yeux se sont allumées. Plusieurs y ont vu une opportunité de prolonger les apprentissages de l’école à la maison. »

Le piano demeure tout de même le grand favori. Auparavant, les élèves se bousculaient pour jouer du clavier pendant les classes. « J’en avais trois ou quatre, puis je pouvais envoyer un ou deux élèves pour aller au clavier puis ça se bousculait. C’est comme le meilleur pour tout le monde », explique l’enseignante. « Mais le ukulélé demande de l’endurance, fait mal aux doigts. Au piano, ils peuvent aussi reproduire des chansons qu’ils connaissent facilement. On en entend aussi beaucoup dans la musique populaire! »

L’enthousiasme des élèves pour la musique se poursuit jusqu’aux récréations. Julie Laurence-Gallant confie que certain.e.s viennent même pratiquer pendant la récréation.

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Projets parascolaires et concerts

L’idée est dans les cartons d’ajouter des activités parascolaires, l’année prochaine, pour les élèves qui souhaiteraient aller plus loin dans leurs apprentissages.

« À une heure par semaine, on peut pas toujours aller en profondeur pour l’apprentissage d’un instrument comme le piano. C’est dans les projets futurs », affirme Julie Laurence-Gallant.

Enseignante depuis deux ans à l’École des Jeunes-du-Monde, Madame Julie n’a pas pu encore organisé de concert au vu du contexte sanitaire. Si des projets parascolaires venaient à se développer, des concerts pourraient être envisagés par la suite.

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