Limoilou dans les années 1950 : coin chemin de la Canardière et avenue de la Ronde | 6 février 2022 | Article par Jean Cazes

Vue en direction nord-ouest sur l'avenue de la Ronde à partir du chemin de la Canardière. 24 janvier 1956.

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Limoilou dans les années 1950 : coin chemin de la Canardière et avenue de la Ronde

La série Limoilou dans les années 1950 revisite le passé du quartier à travers des images d’archives tirées de diverses sources. Aujourd'hui, nous rejoignons le passé sur le chemin de la Canardière dans Maizerets.

Immortalisée le 24 janvier 1956, la scène en vedette illustre l'intersection du chemin de la Canardière et de l'avenue de la Ronde. On y voit des maisons multifamiliales, et à gauche de l'image, il y a un commerce qui se nomme J.A. Gauthier (description des Archives de la Ville de Québec).

La scène comparative dans la galerie en fin d'article date du 2 février 2022. Depuis 12 ans, la Bouquinerie Nouvelle Chance occupe l'emplacement de la petite épicerie/boucherie de l'époque du 1595, chemin de la Canardière. L'entreprise d'économie sociale de vente de livres et de disques a fait l'objet, en 2018, d'un article de notre collègue Laurence Déry.

Nous avons consacré une précédente capsule historique à une scène de 1956 de cette même intersection.

Une station d'essence Texaco à l'intersection de la Canardière - de la Ronde., en noir et blanc.
La station Texaco à l'intersection du chemin de la Canardière et de l'Avenue de la Ronde, en 1956.
Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Un peu de toponymie

C’est le 6 juillet 1923 qu'on a donné son nom à l'avenue de la Ronde, en souvenir de Pierre Denys de La Ronde (1631-1708). Celui-ci était natif de Saint-Vincent de Tours (France), souligne-t-on dans la section Toponymie du site de la Ville de Québec :

« C'est un propriétaire terrien et un commerçant. En 1655, il possède déjà des terrains dans la basse ville de Québec. Après son mariage cette même année, il se fixe à Trois-Rivières et participe à l'entreprise maritime de son beau-père. En 1657, il achète une ferme, près de Québec, qu'il cède en location. Environ quatre ans plus tard, il retourne à Québec où il obtient des Jésuites une concession de deux arpents sur quarante, sur les rives de la rivière Saint-Charles. Ultérieurement, cette concession est agrandie et il obtient à Bourg Royal, tout près de là, de nouvelles terres qu'il loue. En 1663, Denys de La Ronde est au nombre des 17 marchands à qui le gouverneur Pierre Dubois Davangour afferme la traite de Tadoussac. [...]

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En 1680, Denys de La Ronde achète, rue Saint-Louis à Québec, une maison jouxtant la propriété des Récollets. En 1691, son épouse et lui la céderont aux Récollets, qui en feront un hospice. »

Archives de la Ville de Québec

À l’exemple de la photo en entête, les images archivées de la Ville de Québec sont en grande partie accessibles en ligne. On peut en faire la diffusion sans licence et sans frais en utilisant les vignettes estampées au logo de la Ville et en citant correctement les sources.

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Lire une capsule précédente de la série :

Limoilou dans les années 1950 (49) : la station service Champlain