Paroisses: des moyens originaux pour assurer leur pérennité | 26 janvier 2022 | Article par Julie Rheaume

L'église Saint-Albert-le-Grand, à Limoilou.

Crédit photo: Jean Cazes

Paroisses: des moyens originaux pour assurer leur pérennité

Alors que les églises voient leur revenus baisser depuis de nombreuses années, des paroisses de nos quartiers ont trouvé des moyens originaux pour récolter des fonds et leur permettre de survivre.

Afin d'assurer leur survie ou défrayer les frais de fonctionnement, certaines paroisses ont recours à de nouvelles sources de financement bien au-delà des traditionnelles quêtes lors des messes, dîmes et cérémonies, comme les mariages ou baptêmes.

La pandémie qui sévit depuis mars 2020 est également venue donner un coup dur aux églises, dont les revenus étaient déjà en chute libre depuis plusieurs années. Elles doivent donc mettre les bouchées doubles pour assurer leur survie.

Limoilou

À la Paroisse St-François de Laval, dans Limoilou, on déploie plusieurs moyens pour récolter des fonds afin d'assurer les frais courant d'opérations.

Des antennes installées sur les clochers des églises Saint-Fidèle et  Saint-Albert-le-Grand par deux gros joueurs du milieu des télécommunications permettent de récolter annuellement (pour les deux bâtiments), une somme entre 33 000 et 35 000$, selon la directrice générale de la paroisse, Diane Dupuis.

L'église Saint-Fide en hiver, sur la 4e Avenue dans Limoilou
L'église Saint-Fidèle.
Crédit photo: Jean Cazes

La fabrique loue également des espaces à l'entreprise de voitures-partage Communauto sur les lieux du Carrefour St-Pascal-de-Maizerets (l'ancien bâtiment du Centre Mgr-Marcoux) ainsi que sur les terrains des églises Saint-Albert-le-Grand et Saint-Fidèle. Elle loue aussi des places de stationnements aux automobilistes aux abords des deux mêmes lieux de culte. Ces services permettent d'amasser quelque 30 000 $ par année, de dire Mme Dupuis.

Même si elles sont une source de financement plus traditionnelle, les parties de bingo sont aussi un moyen de récolter des fonds. En décembre dernier, les soirées de bingo avaient repris à l'église Saint-Albert-le-Grand. Celles-ci ont toutefois dû être interrompues en raison de la situation sanitaire, mais devraient reprendre lorsque le contexte le permettra.

Publicité

La pandémie fait mal aux églises, et pas seulement en raison du manque à gagner lié à l'absence de messes en présentiel et des quêtes. La Paroisse St-François de Laval louait notamment des locaux aux participants d'activités sportives dans sa bâtisse du Carrefour. Comme ces personnes « ne peuvent pas jouer » actuellement, la fabrique perd ainsi entre « 45 000 et 65 000$ », estime Diane Dupuis.

Afin s'assurer la pérennité de la paroisse, celle-ci brasse « trois beaux et magnifiques projets » pour amasser des sous. Comme tous les détails ne sont pas encore ficelés, Mme Dupuis n'a pas voulu en dire davantage sur ces futures collectes de fonds. L'une d'elles devrait toutefois être liée au Carrefour St-Pascal-de-Maizerets, a-t-on appris.

Saint-Sauveur

La Paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation compte quatre églises réparties dans le quartier Saint-Sauveur et à Vanier.

L'église Sainte-Angèle-de-Saint-Malo.
Crédit photo: Courtoisie Éric Châteauvert - Paroisse Sainte-Marie-de-l'Incarnation

Des antennes ont aussi été installées par les deux mêmes entreprises de télécommunications (Telus et Vidéotron) sur les clochers des églises Sainte-Angèle de Saint-Malo (Saint-Sauveur) et Notre-Dame-de-Recouvrance (Vanier). Ces structures permettent globalement de récolter un peu plus de 39 000$ par année pour la Paroisse, selon l'abbé Michel Drouin.

Ce montant contribue à défrayer les coûts d'opération des quatre lieux de culture et à assurer « la vitalité de la communauté », de dire l'abbé Drouin.

En temps normal, la Paroisse compte aussi sur des activités comme des cocktails bénéfices pour renflouer ses coffres.

Montcalm

La Paroisse Saint-Jean-Baptiste rassemble les églises Saints-Martyrs-Canadiens et Saint-Dominique, dans Montcalm. Elle compte également dans son giron l'église Saint-Jean-Baptiste, qui est fermée, dans le quartier du même nom.

L'église Saints-Martyrs-Canadiens héberge aussi les antennes des deux compagnies de télécommunications. Le directeur général de la paroisse, André Bernier, n'a pas voulu préciser les sommes amassées grâce à ces partenariats. Il mentionne toutefois que les revenus couvre une infime partie des dépenses de la paroisse.

La paroisse loue des stationnements à Saints-Martyrs-Canadiens et Saint-Dominique, en plus de faire affaires avec Communauto. Elle loue également des locaux à l'église Saints-Martyrs-Canadiens.

Par ailleurs, alors que l'église Saint-Jean-Baptiste est fermée au culte depuis 2015, le directeur général de la paroisse n'avait pas de nouvelles informations à fournir quant au sort du bâtiment, en entrevue la semaine dernière.