Pascal Clément : un homme et ses passions

Après 35 ans comme coach de volleyball, dont 28 à la tête de l’équipe de volleyball masculin du Rouge et Or, Pascal Clément conserve sa soif d’apprentissage. Adepte de la photographie depuis son enfance, il profite de sa retraite pour se concentrer sur cette passion de longue date. Parcours d’un homme engagé dans sa communauté, accompagné de son compagnon à quatre pattes.

Pascal Clément : un homme et ses passions | 16 février 2022 | Article par Elizabeth Jean-Allard

Pascal Clément expose ses oeuvres dans la galerie Les Trafiquants d’Art, située sur la 3e avenue dans Limoilou.

Crédit photo: Élizabeth Jean-Allard

Après 35 ans comme coach de volleyball, dont 28 à la tête de l’équipe de volleyball masculin du Rouge et Or, Pascal Clément conserve sa soif d’apprentissage. Adepte de la photographie depuis son enfance, il profite de sa retraite pour se concentrer sur cette passion de longue date. Parcours d’un homme engagé dans sa communauté, accompagné de son compagnon à quatre pattes.

« J’ai toujours eu la fibre artistique », lance M Clément. Il se rappelle encore l’élément déclencheur de son amour pour le théâtre : une activité de lip sync au primaire, à l’école Saint-Claude. Le jeune immigrant des îles Saint-Pierre-et-Miquelon a continué d’alimenter sa passion au secondaire, pour ensuite se diriger au baccalauréat en théâtre à l’Université Laval.

Des professeur.e.s, à l’instar de Marie Laberge, l’ont accompagné dans son cheminement jusqu’aux épreuves du conservatoire et de l’École nationale de théâtre. Ces deux refus ont mis un terme à son avenir de comédien, mais lui ont ouvert la porte pour se consacrer à 100 % au sport. Une série d’événements qui a porté fruit, avec des années de coaching au Cégep de Limoilou et ensuite à l’Université Laval.

Pendant toutes ces années, Pascal Clément continue de prendre des photos lors de voyages, mais aussi dans son quartier. Lui qui se trouvait sur la place Tian’anmen en 1989 en a vu de toutes les couleurs, mais c’est Limoilou qui s’est valu le titre de paradis à ses yeux.

Paradis Limoilou

« Je suis amoureux du quartier. Il y a une photo que j’ai prise [de mon toit] il y a environ deux ans. C’était un coucher de soleil, avec les nuages. Et c’étaient vraiment de beaux rayons, c’était très… Je ne dirais pas que c’est une rencontre ésotérique, mais il y avait un peu de ça. Là, je me suis dit : c’est le paradis Limoilou. C’est comme ça que j’ai commencé à identifier, à taguer mes photos Paradis Limoilou », dit Pascal Clément.

Des photos, généralement en noir et blanc, avec des touches de couleurs qui font ressortir des éléments précis. Un des clichés a une histoire bien particulière : celui d’une jeune femme à vélo avec des sacs bleus remplis de canettes vides. Un jour, lorsque la lumière était « parfaite », Pascal Clément l’a immortalisée à travers la vitre de sa voiture. Son modèle était de dos, et il a décidé de publier.

« Et là, ça a fait boom! », déclare-t-il. Des centaines de commentaires positifs pour sa photographie, mais aussi pour Joannie, la jeune femme à vélo. L’idée de vendre sa photo afin de remettre les profits à la cycliste a germé. Après avoir obtenu son autorisation, il a approché Les Trafiquants d’Art, qui ont accepté de l’appuyer dans son projet.

Le tirage limité aux acheteurs a rapporté 700 $ pour Joannie, quelques jours avant Noël. « Elle était heureuse et moi, content, parce que c’était un projet de communauté », explique Pascal Clément. L’initiative a donné le goût au photographe de tenter sa chance pour vendre d’autres œuvres.

Accompagné d’un chien blond

« Presque tous les parcours de photos que j’ai pris du Paradis Limoilou, je dirais que 90 % [du temps] j’étais accompagné de Charlot. Et même avant ça, j’en faisais avec Baba », se remémore M Clément. Baba était le labrador blond que Pascal Clément avait pris sous son aile dans le cadre d’une collaboration avec l’organisme MIRA et l’Université Laval.

Déclassé en raison d’une grande réactivité aux statues, il est resté auprès de son maître pour ensuite devenir porte-parole. D’ailleurs, c’est en compagnie de Baba que Pascal Clément a effectué une marche de 1000 km entre Québec et Percé afin d’amasser de l’argent pour MIRA. Charlot, le golden retriever de M. Clément, le suit dans sa quête d’images. Ou peut-être est-ce le photographe qui profite des promenades avec son chien pour prendre quelques clichés?

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Pascal Clément possède une page Facebook dédiée à son art. On peut aussi visiter la galerie en ligne de Pascal Clément.

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