Noschoses : articles usagés en ligne et en boutique dans Lairet

Depuis le 3 mai 2022, l’équipe de Noschoses entrepose une quantité impressionnante de vêtements, d’appareils électriques, d’articles usagés en tout genre dans son nouveau local. Si le lieu, sur la 2e Avenue dans Lairet, sert de boutique pour les vêtements, la majorité des transactions se déroulent sur le Web.

Noschoses : articles usagés en ligne et en boutique dans Lairet | 13 février 2023 | Article par Simon Bélanger

Crédit photo: Simon Bélanger

Depuis le 3 mai 2022, l’équipe de Noschoses entrepose une quantité impressionnante de vêtements, d’appareils électriques, d’articles usagés en tout genre dans son nouveau local. Si le lieu, sur la 2e Avenue dans Lairet, sert de boutique pour les vêtements, la majorité des transactions se déroulent sur le Web.

Ce concept, c’est celui développé par Sarah Grenier, directrice de l’organisme à but non lucratif Noschoses, aussi appelé Nos choses ont une deuxième vie. L’organisme a été fondé en pleine pandémie. Installé pendant les premiers mois d’existence dans le secteur Orsainville, à Charlesbourg, l’endroit commençait à déborder.

« On avait besoin d’un espace plus grand. On avait 2000 pieds carrés là-bas. On avait besoin d’avoir plus d’espace et on avait l’opportunité ici dans un sous-sol d’église, qui est quasiment un rez-de-chaussée. C’est deux fois plus grand et à des coûts plus abordables que dans le commercial », explique Mme Grenier.

La directrice de Noschoses a beaucoup travaillé dans les centres de récupération, l’économie sociale et l’environnement. Elle détenait donc une certaine expertise dans le domaine quand elle a décidé de se lancer.

« Pendant la pandémie, je voyais qu’il y avait beaucoup de gens anxieux, chez eux, qui s’ennuyaient. Les personnes tournaient en rond. Les gens n’avaient plus accès à du matériel : des jeux de société, des livres, des bottes, des choses pour leurs enfants ou pour eux-mêmes. On s’est dit qu’on pourrait essayer de créer un organisme qui va impliquer des gens. Ils vont se sentir bien, mais en toute sécurité de chez eux », se souvient-elle.

Une section est réservée aux DVD et aux livres.
Crédit photo: Simon Bélanger

C’est ainsi qu’est née l’idée d’une boutique virtuelle d’articles usagés. Sur le site, il est possible de consulter un inventaire de plus de 20 000 articles, tous classés selon quelque 150 catégories.

Vêtements, articles de sport, appareils électroniques, DVDs, matériel scolaire, petits meubles… On trouve d’un peu de tout chez Noschoses.

Commandes et livraisons

Comme dans n’importe quelle boutique en ligne, il suffit d’ajouter des articles dans son panier électronique et d’envoyer la commande. La personne sera avisée par courriel lorsque sa commande aura été préparée et sera disponible pour la cueillette.

La livraison est aussi offerte, moyennant un certain montant. Les bénévoles de Noschoses couvrent un territoire de 20 kilomètres autour de la boutique et peuvent transporter autant les meubles que les plus petites commandes.

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Le jeudi, de 9 h 30 à 16 h 30, et le samedi, de 10 h à 13 h, il est possible d’essayer directement les vêtements dans la boutique de Lairet.

« On a un petit coin enfants pour dépanner, mais on s’est dit que les hommes et les femmes ont souvent besoin d’essayer, parce qu’une grandeur médium dans une marque, ça va être large dans l’autre marque. Ça pouvait être compliqué », estime Sarah Grenier.

Une section pour enfants de la boutique Noschoses.
Crédit photo: Simon Bélanger

Bénévoles

Pour remplir sa mission, Noschoses compte sur deux employé.e.s, mais également près d’une trentaine de bénévoles.

« Il y a des gens qui font du nettoyage, des gens qui font les livraisons, les collectes, des personnes qui travaillent à l’atelier. On a des gens qui viennent placer des vêtements. Mais on a aussi beaucoup de gens qui travaillent de la maison, à faire du montage, à vérifier des casse-têtes, des jeux de société ou des livres, pour voir si ce n’est pas écrit à l’intérieur », énumère Mme Grenier.

Cette dernière est d’ailleurs toujours intéressée à recevoir de nouvelles personnes dans son équipe, peu importe leur disponibilité.

Revaloriser l’usagé

Sarah Grenier espère que les gens qui découvrent Noschoses aient davantage le « goût de consommer dans l’usagé ».

« Je pense qu’il faut placer l’usagé à jour, que ce soit beaucoup plus moderne, plutôt que d’aller dans un endroit physique sale et mal classé, où tu ne sais pas si tu vas avoir ce que tu recherches », croit-elle.

Elle insiste aussi pour offrir des prix raisonnables, estimant que certaines friperies demandent des montants de plus en plus élevés.

« Avec l’expérience que j’ai depuis des années, on est très très économique. Les gens nous le disent, depuis trois ans, on a que des commentaires positifs par rapport à nos prix », ajoute Mme Grenier.

Elle souhaite, finalement, que Noschoses soit une ressource de plus en plus connue dans Limoilou, où elle constate déjà un certain engouement.

« On sait d’où viennent les gens quand ils commandent. On se rend compte qu’il y en a déjà beaucoup dans les rues environnantes. Avant, il y avait beaucoup de gens de Limoilou qui aimaient notre organisme, même quand on était à Orsainville. Je pense que ça va beaucoup dans les valeurs des gens d’ici », estime Mme Grenier.

Il est possible de déposer des dons chez Noschoses le mardi et le mercredi, entre 9 h et 16 h 30, le jeudi, entre 9 h et 19 h, et le samedi, entre 10 h et 15 h. Pour livrer un meuble ou autre article, il vaut mieux communiquer par courriel à noschoses@mail.com. Il est possible de visiter la boutique en ligne à noschoses.org et de la suivre sur sa page Facebook.

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