École des Jeunes-du-Monde : nouveau panneau, mauvaise limite de vitesse

Des travaux destinés à améliorer la sécurité routière autour de l’école des Jeunes-du-Monde, dans le quartier Maizerets, ont été réalisés dans les derniers mois. Au retour des Fêtes, un nouveau panneau lumineux affichait pourtant une limite de vitesse de 50 km/h… dans un secteur où la vitesse maximum est établie à 40 km/h, en dehors de la période scolaire.

École des Jeunes-du-Monde : nouveau panneau, mauvaise limite de vitesse | 3 février 2023 | Article par Simon Bélanger

Au début du mois de janvier, un nouveau panneau de vitesse installé sur l'avenue Champfleury indiquait une limite de vitesse trop élevée.

Crédit photo: Courtoisie Guillaume Lansac

Des travaux destinés à améliorer la sécurité routière autour de l’école des Jeunes-du-Monde, dans le quartier Maizerets, ont été réalisés dans les derniers mois. Au retour des Fêtes, un nouveau panneau lumineux affichait pourtant une limite de vitesse de 50 km/h… dans un secteur où la vitesse maximum est établie à 40 km/h, en dehors de la période scolaire.

Depuis l’été dernier, la zone autour de l’école des Jeunes-du-Monde a subi quelques modifications.

Parmi celles-ci, deux panneaux lumineux ont été installés sur l’avenue Champfleury. Un premier, destiné aux automobilistes circulant en direction nord, se trouve près de l’intersection avec la rue Georgette-Lavallée.

Le deuxième, en direction sud, se situe au coin de la 25e Rue.

Ce dernier a finalement été mis en fonction tout juste avant le retour des enfants à l’école, après le congé de Noël.

Le hic? La vitesse affichée était de 50 km/h.

Pourtant, du lundi au vendredi, de septembre à juin, entre 7 h et 17 h, la limite devrait être à 30 km/h.

Même en dehors de la période scolaire, la vitesse sur l’avenue Champfleury est limitée à 40 km/h.

Plusieurs plaintes… mais ça ne bouge pas

Guillaume Lansac, père de deux enfants qui fréquentent l’établissement, est le premier à avoir alerté les autres parents de la situation. Le 6 janvier, quelques jours avant le retour à l’école, il formule une première plainte au 311.

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Le mardi 10 janvier, un jour après le retour à l’école, un technicien en signaux lumineux le rappelle. Celui-ci lui indique qu’il allait transférer l’information à leur partenaire de la gestion des immeubles.

« J’ai répondu par la suite que je trouvais bizarre que le technicien des panneaux lumineux doive transmettre ça à un autre intermédiaire qui, à mes yeux, n’apparaissait pas trop concerné », affirme M. Lansac.

D’autres parents ont fait des plaintes, mais rien n’a bougé.

Pancarte artisanale

Presque une dizaine de jours après le retour du congé, le panneau lumineux affiche toujours la vitesse à 50 km/h.

Une personne excédée décide de prendre les choses en main. Elle attache un poster blanc autour du panneau et elle y inscrit à la main le chiffre « 30 », pour rappeler la limite dans cette zone.

Une personne a installé une pancarte blanche et inscrit la limite de 30 km/h.
Crédit photo: Simon Bélanger

Il faut aussi souligner qu’une pancarte indiquait autrefois la limite à 30 km/h sur le poteau où se trouve le nouveau panneau. D’ailleurs, au coin de la rue Georgette-Lavallée, où se trouve le deuxième panneau lumineux (qui n’a pas encore été allumé), l’ancienne pancarte est toujours présente.

Un panneau de vitesse lumineux, toujours pas activé, est installé au coin de l’avenue Champfleury et de la rue Georgette-Lavallée. La limite de 30 km/h en période scolaire est toujours affichée.
Crédit photo: Simon Bélanger

Deuxième plainte

Autour du 18 janvier, Guillaume Lansac achemine sa seconde plainte au 311, en utilisant le formulaire électronique.

« Le lendemain, il y a une autre technicienne aux signaux lumineux qui m’a dit que c’est l’entrepreneur responsable qui avait fait une erreur. Le branchement avait été fait sur Hydro-Québec, mais la programmation n’avait pas été faite, et [la limite à 50 km/h] s’affichait d’emblée. »

Le panneau a été éteint peu après l’installation de la pancarte maison.

À qui la faute?

La réponse envoyée à M. Lansac est semblable à celle obtenue par Monlimoilou auprès de la Ville de Québec.

« Hydro-Québec est responsable du branchement électrique qui a été effectué en janvier 2023. Lors de l’installation, l’entrepreneur a laissé le disjoncteur par erreur sur la position “ON”. Lors de la connexion électrique le panneau indique “50” comme vitesse par défaut. Les panneaux sont actuellement en position OFF pour éviter toute confusion », explique par courriel Karine Desbiens, porte-parole de la Ville de Québec.

Aucune date de mise en fonction n’a pu être avancée par Mme Desbiens.

« Il y a une période de programmation nécessaire pour que la mise en route effective de l’indicateur de vitesse soit opérationnelle (heures, jours, actionnement des clignotants). Les instructions de vitesse pour ces panneaux sont en cours de traitement, ils devraient être effectifs sous peu », répond la porte-parole.

Elle nous indique également que « la Ville procédera au retrait du panneau non réglementaire ».

Deux jours après la réponse de la Ville, aucun changement n’était visible aux abords de l’école. Les panneaux lumineux étaient toujours éteints et l’affichage de fortune était encore en place le 3 février, en avant-midi.

M. Lansac arrive difficilement à croire que ce soit aussi long de corriger la situation.

« Lors de la manifestation du 24 janvier [sur l’insécurité autour des écoles], le maire Bruno Marchand avait dit que la Ville de Québec, ce n’était pas comme dans le jeu SimCity. On ne peut pas changer toute la ville du jour au lendemain. Ces panneaux-là étaient déjà installés. […] C’est une question de volonté et de programmation. […] Je ne suis pas d’accord avec le maire », ajoute-t-il.

Insatisfaction

Bien avant le début d’un mouvement plus récent pour réclamer des aménagements plus sécuritaires autour des écoles, les parents du quartier Maizerets exigeaient depuis plusieurs mois des travaux autour de l’école de leurs enfants.

En février 2022, un article du Soleil soulignait que le niveau de sécurité autour de l’École des Jeunes-du-Monde était « alarmant ».

La Ville de Québec avait publié un appel d’offres pour des travaux devant être réalisés à l’été 2021. Ils ont été reportés d’un an. On mentionnait entre autres l’installation de panneaux lumineux sur l’avenue Champfleury, mais aussi l’élargissement de trottoirs.

Plusieurs parents sont insatisfaits du résultat des réaménagements réalisés l’été dernier, selon Joséphine Hénault, mère d’un enfant et trésorière du conseil de quartier de Maizerets.

« L’élargissement des trottoirs, c’est bien. Mais les trottoirs sont au même niveau que l’asphalte, qui a été un peu remontée. Quand les voitures passent, elles peuvent passer facilement sur le trottoir. À l’automne, on voyait carrément les traces de pneus qui embarquaient sur le trottoir », observe Mme Hénault.

Elle souligne aussi l’absence de dos d’âne et des renflements de trottoirs qui ne sont pas faits dans tous les coins.

Si la situation des panneaux lumineux ne se règle pas, Mme Hénault proposera une résolution lors la prochaine assemblée du conseil de quartier, prévue le 22 février prochain.

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