Une oeuvre autochtone en hommage à la nature au parc de l’Anse-à-Cartier

Une nouvelle oeuvre autochtone et ses perles d'aluminium métalliques colorées suscitent la curiosité des passants au parc de l'Anse-à-Cartier, près de la rivière Saint-Charles. L'oeuvre de Nico Williams est un hommage à la nature.

Une oeuvre autochtone en hommage à la nature au parc de l’Anse-à-Cartier | 12 septembre 2023 | Article par Thomas Verret

La sculpture de Nico Williams tape dans l’œil.

Crédit photo: gracieuseté

Une nouvelle oeuvre autochtone et ses perles d’aluminium métalliques colorées suscitent la curiosité des passants au parc de l’Anse-à-Cartier, près de la rivière Saint-Charles. L’oeuvre de Nico Williams est un hommage à la nature.

Depuis un mois, les usagers de la piste cyclable et du sentier pédestre s’arrêtent pour admirer le travail du jeune artiste anichinabé.  Son oeuvre Biindaakoozh signifie « Faire une offrande et rendre grâce » en anishinaabe, la langue de sa communauté d’origine.

Cette grande sculpture suspendue se compose de cylindres de métal. Elle réfère à la technique de tissage de perles peyotes. Sa silhouette découpée offre des percées visuelles et permet d’apprécier la nature environnante à travers ses formes.

Au centre, le motif géométrique représente une plante médicinale utilisée par les communautés autochtones lors de cérémonies de remerciement.

La sculpture symbolise « la réciprocité » et exprime « la gratitude » envers la beauté naturelle du parc de l’Anse-à-Cartier, précise la Ville de Québec dans son communiqué.

Concours pour la relève artistique autochtone

L’oeuvre fait suite à un concours destiné aux jeunes artistes autochtones n’ayant jamais réalisé de projet permanent en art public.

Les candidats devaient être âgés de 35 ans et moins et appartenir au peuple inuit ou à l’une des Premières Nations du Canada, qui habitent la province. Les personnes intéressées devaient également exercer une pratique traditionnelle, coutumière, actuelle ou naviguant entre ces différents modes d’expression.

Ludovic Boney, un artiste huron-wendat d’expérience, a agit comme mentor. Nico Williams a bénéficié de ses conseils pour la réalisation des plans, des devis et des estimations de coûts.

Le budget total du projet s’élève à 60 000 $, taxes incluses.

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Son installation a eu lieu le 14 août.

« Cela m’a pris deux ans à faire et n’aurait pas été possible sans l’expertise de Ludovic Boney », a souligné Nico Williams dans un message publié sur Facebook.

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