Marées de vies: stimuler l’échange et la création

Marées de vies, un projet de médiation culturelle basé sur le partage intergénérationnel, le rapport à la nature et à l’art permet à deux groupes composés de jeunes et de moins de jeunes de discuter d’enjeux qui les touchent et de contribuer à la réalisation d’un futur spectacle du Théâtre du Gros Mécano.

<em>Marées de vies</em>: stimuler l’échange et la création | 14 mai 2024 | Article par Olivier Alain

Crédit photo: Anaïs Morel

Marées de vies, un projet de médiation culturelle basé sur le partage intergénérationnel, le rapport à la nature et à l’art permet à deux groupes composés de jeunes et de moins de jeunes de discuter d’enjeux qui les touchent et de contribuer à la réalisation d’un futur spectacle du Théâtre du Gros Mécano.

Anaïs Morel, directrice du développement au Théâtre du Gros Mécano, définit d’entrée de jeu l’idée de médiation culturelle.

«C’est (sic) toutes les actions qui permettent d’être passeur de notre travail artistique […] d’ouvrir nos créations au plus large public possible et de passer le goût des arts aux gens. »

« La médiation culturelle, c’est tout ce qui se passe autour de la représentation et qui permet la rencontre entre public et artistes », précise-t-elle.

Pour Marées de vies, le processus de médiation s’articule autour de rencontres organisées avec deux groupes. Un premier constitué d’élèves de l’école des Jeunes-du-Monde dans Limoilou jumelé avec des adultes fréquentant le Centre Mgr Marcoux et un second qui rassemble des jeunes de l’école Saint-Jean-Baptiste et des aînés de l’organisme Entraide du Faubourg.

Les rencontres visent à créer des espaces d’échange et des discussions philosophiques en prenant comme point de départ un texte écrit par Carol Cassistat, directeur du Théâtre du Gros Mécano. Intitulé «Flo des Rives » , ce texte est l’ébauche d’un spectacle qui devrait voir le jour d’ici deux à trois ans.

Mme Morel explique que le projet naît d’une volonté de tester ce spectacle en cours de création, de l’éprouver et de voir ce que le texte suscite chez les participants et participantes. L’auteur est présent à toutes les rencontres. Il se sert des retours des participants pour modifier et enrichir son texte.

«Le texte bouge au fil des rencontres, c’est vraiment un échange qui va dans les deux sens. Nous, on apporte de la matière aux jeunes et aux aînées pour qu’ils réfléchissent, mais eux, il nous en apporte pour qu’on avance dans la création du spectacle », explique Anaïs Morel.

« Flo des Rives »

Dans le texte de Carol Cassistat, le fleuve agit comme narrateur et raconte l’histoire de Florence, une jeune fille née dans un bâteau et dont on suit l’évolution. Le texte aborde le cycle de la vie, la mort, la jeunesse et la vieillesse. L’équipe de médiation désire à la fois cibler les enjeux qui parlent davantage aux jeunes, aux adultes et aux aînés, mais également ce qui touche de façon universelle.

Publicité

Dans une écriture poétique, l’auteur raconte l’exil de Florence, qui doit partir vers la Rive-Sud pour y refaire sa vie alors qu’une guerre survient sur la Rive-Nord. Mme Morel constate que la composition très multiculturelle du groupe formé d’élèves de l’école des Jeunes-du-Monde permet de poser un regard extrêmement riche sur ces situations difficiles : « On a des jeunes réfugiés et ça résonne beaucoup en eux, la guerre et l’exil ».

Les groupes se composent d’une quinzaine de personnes.  Il est important pour l’équipe en charge du projet de créer un espace bienveillant, où les participants se sentent tout de suite à l’aise et peuvent prendre la parole.

Aventure et conscience écologique

Trois des six rencontres prévues ont eu lieu et déjà l’équipe de médiation se réjouit de voir naître des liens entre jeunes et aînées. « Ils se découvrent les uns les autres en posant des questions, ils sont curieux d’apprendre à se connaître », explique Mme Morel.

Une lecture complète du texte a été faite aux participants lors de la première rencontre afin de recueillir leurs premières impressions. On leur a demandé, lors d’un deuxième atelier, de se pencher sur des passages plus précis en sous-groupes et de mettre en commun leurs réflexions. Une deuxième lecture, cette fois-ci en mouvement et avec une légère mise en scène, leur a été présentée dans les locaux de répétitions du théâtre pendant la troisième séance d’échange.

Au terme des rencontres, une œuvre sonore constituée de fragments enregistrés au fil des discussions sera présentée  en exclusivité aux participants. Le Théâtre du Gros Mécano la diffusera ensuite sur son site Web.

 

Un vélo-taxi facilite le déplacement pour les aînés qui participent aux activités.
Crédit photo: Angélique Bailleul

Afin de réduire au maximum l’empreinte écologique du projet et de sensibiliser les participants à la conservation des espaces naturels, certaines rencontres ont lieu en bordure du fleuve et les déplacements se font à vélo. Ce choix est en partie lié à des préoccupations environnementales, mais permet également de rendre l’expérience plus immersive. Les groupes se plongent dans un contexte qui les sort quelque peu de leur zone de confort et les place dans de bonnes dispositions pour discuter.

Le projets est possible grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec,  du Centre Mgr Marcoux et de la Ville de Québec.

Plus de détails sur le Théâtre du Gros Mécano se trouvent sur leur site web.

Lire aussi :

Théâtre Jeunesse Les Gros Becs : Une saison 2024-2025 « aux couleurs multiples »

Le Théâtre jeunesse Les Gros Becs a partagé ce midi la programmation pour la saison 2024[...]

Lire sur Monlimoilou

Soutenez votre média

hearts

Participez au développement à titre d'abonné et obtenez des privilèges.

hearts
Soutenir