Vernissage au Domaine Maizerets : Samuel Gagnon, le peintre «bohème»

Samuel Gagnon présente son premier vernissage solo vendredi prochain au Domaine Maizerets. Le Vent dans les toiles est le fruit de ses voyages au Québec, au Canada, aux États-Unis et en France. Ses 26 peintures à l'huile de paysages sont aussi l'aboutissement de beaucoup d'efforts déployés dans les trois derniers mois et demi à son atelier de Limoilou.

Vernissage au Domaine Maizerets : Samuel Gagnon, le peintre «bohème» | 4 avril 2024 | Article par Thomas Verret

Le vernissage Le Vent dans les toiles se tient le vendredi 12 avril, en soirée, à la salle Abbé-Louis-Joseph-Lacroix, au 2000 boulevard Montmorency.

Crédit photo: Lucas Dubé

Samuel Gagnon présente son premier vernissage solo vendredi prochain au Domaine Maizerets. Le Vent dans les toiles est le fruit de ses voyages au Québec, au Canada, aux États-Unis et en France. Ses 26 peintures à l’huile de paysages sont aussi l’aboutissement de beaucoup d’efforts déployés dans les trois derniers mois et demi à son atelier de Limoilou.

Le Rimouskois d’origine s’est notamment rendu à plusieurs reprises en résidence de création à Banff, en Alberta, de même qu’à Chéticamp, un village côtier francophone de la Nouvelle-Écosse, où il a donné des cours en atelier pour la première fois de sa vie.

« La thématique [de l’exposition], c’est pas mal les voyages que j’ai faits dans les quatre dernières années », raconte le jeune homme de 27 ans à l’occasion d’une entrevue au café Smith de la 3e Avenue, près de chez lui.

Plus souvent qu’autrement, Samuel a voyagé aux deux extrémités du pays avec sa caravane pour participer à des résidences de création. L’une d’elle, en 2020, dans l’ouest canadien, à Banff, lui a ouvert les yeux sur ce qu’il voulait faire de son existence. À ce moment, il était étudiant en architecture.

« C’était un sentiment de liberté vraiment très fort qui s’est développé », relate l’artiste-peintre limoulois aujourd’hui représenté par la galerie d’art Porte Rouge de Baie-Saint-Paul.

« Donc, j’ai décidé de faire le switch et de faire qu’est-ce que j’aimais, même si au départ, c’était vraiment difficile l’aspect monétaire, puis de se projeter dans le futur : ”est-ce que je vais avoir une maison un jour?”. Surtout là avec le prix des maisons! »

Le point tournant

Samuel ne savait pas alors qu’il allait arrêter l’école pour se consacrer à la peinture, sa passion. Déjà, il y a quatre ans, il était artiste lorsqu’il s’est rendu dans la province albertaine.

« Ah oui, c’était prévu. J’étais invité dans le fond [à la résidence de création]. Ster, ça fait longtemps que je peignais quand même. J’avais déjà des clients à ce moment-là », explique-t-il à l’auteur de ces lignes. Mais là, de dire, ”je veux faire ça de ma vie”, ç’a été l’élément déclencheur [pour moi]. »

Des voyages « de peinture »

Lors de ses voyages, Samuel Gagnon s’adonne à fond dans la peinture.

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« Souvent, je pars tout seul. Avant, je dormais dans ma van et j’avais un gros rack à peinture dans le trailer. J’en faisais le plus possible. Je suis rendu avec un chien et une blonde donc, c’est plus difficile. Je ne peux pas partir trop longtemps non plus! », dit-il.

Maintenant, quand Samuel arrive au môtel avec sa petite famille, celui-ci fait du repérage dans les environs de sa destination, mais il n’accroche pas souvent sur des lieux touristiques.

« Des fois, ça peut être dans le fond d’un rang et c’est là qu’on trouve les plus beaux paysages. »

Ainsi, le résident de Limoilou cherche les plus beaux panoramas durant un avant-midi et débute sa toile dans la deuxième moitié de la journée. Le lendemain, il finalise sa peinture en jetant un dernier coup d’oeil, un late checkout.

« L’idée de faire du repérage, c’est de trouver la composition parfaite. »

Au Québec, Samuel a trouvé « de belles places pour ça », comme au Fjord du Saguenay ou encore le Bic, dans sa région natale du Bas-Saint-Laurent, « un endroit incroyable ».

« Ouin, le Bic, c’est mon spot! »

« Des places magnifiques » l’émerveillent également aux deux bouts du Canada, dont à l’est, sur la Cabot trail, une route panoramique située dans les hautes terres de l’île du Cap-Breton.

Avec sa copine et son « pitou », il a aussi passé deux mois aux États-Unis et s’est rendu plus récemment dans la capitale française, Paris, la belle.

Samuel Gagnon à l’oeuvre.
Crédit photo: Nicholas Spooner-Rodie

Dans son élément

Aujourd’hui, Samuel ne s’imagine vraiment pas faire un autre métier.

« C’est ma passion. Je me tanne pas. Ben, peut-être là, je commence, ça fait beaucoup de toiles. Fek, j’ai besoin d’un petit break d’une semaine après le vernissage (du 12 avril) »

« Mais non, je me tanne pas, je me vois faire ça toute ma vie. Je me vois pas prendre ma retraite non plus », confie le peintre impressionniste et aventuriste dans l’âme.

Le vernissage de Samuel Gagnon a donc lieu vendredi prochain, le 12 avril, de 17h à 21h, à la salle Abbé-Louis-Joseph-Lacroix du Domaine de Maizerets.

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