La responsabilité des villes en matière alimentation et d'agriculture : l'exemple de Québec

Source : Bien dans son assiette (Radio-Canada), 10 février 2014 Notre émission s'intéresse à la place de l'agriculture et de l'alimentation en milieu urbain. Les municipalités n'ont pas fait leur devoir en matière d'aménagement du territoire pour prouver qu'elles ont la compétence et la responsabilité nécessaire à administrer un patrimoine collectif, essentiel à notre survie alimentaire.La vente des terrains des Soeurs de la Charité dans la ville de Québec en est un exemple patent. Pour en discuter, nos invités sont Manon Boulianne, professeure titulaire au Département d'anthropologie de l'Université Laval et Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l'environnement de la Capitale-Nationale.La Ville de Québec vient d'appuyer un projet immobilier pour transformer 200 hectares de terres agricoles situées à 15 minutes du centre-ville. Une véritable oasis agricole au coeur de la trame urbaine. Les Soeurs de la Charité de Québec cèdent leur vaste terrain de l'arrondissement de Beauport afin de permettre le développement de 6500 unités résidentielles. Une manne de taxes foncières pour la municipalité.Cette histoire fait réfléchir sur le rôle et le pouvoir des villes en matière d'alimentation et d'agriculture. Au-delà des terres des Soeurs de la Charité, l'enjeu est le pouvoir des villes de faire ce qu'elles veulent avec les terres agricoles.Les collectivités ont besoin de l'agriculture pour répondre à leurs exigences alimentaires. Les terres agricoles au Québec correspondent à 2 % du territoire. Ici, 200 hectares de terres de très grande qualité seront sacrifiés pour l'immobilier. De plus, on estime que dans la ville de Québec, il y aurait suffisamment de terrains en friche et désaffectés pour développer l'immobilier.[ Reportages radio (et dossiers de Radio-Canada). À lire aussi : Longues listes d’attente pour les jardins communautaires à Québec. ]

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