Les arts de la rue enchantent le Domaine de Maizerets | 14 septembre 2019 | Article par Jean Cazes

Strada sous le grand chapiteau. 14 septembre 2019.

Crédit photo: Jean Cazes

Les arts de la rue enchantent le Domaine de Maizerets

En cours depuis vendredi soir, le premier Festival des Arts de la Rue de Québec se poursuit jusqu’en soirée ce dimanche 15 septembre. Monlimoilou l’a visité samedi.

La première édition du Festival des Arts de la Rue au Domaine Maizerets couvre les différentes disciplines artistiques de neuf compagnies reconnues au Québec. Parmi elles, on retrouve le Théâtre à bout portant (marionnettes), L’Aubergine (théâtre / cirque et musique), la Tête de pioche (animation), Le fils d’Adrien danse (danse contemporaine), Le jardin mythologique (conte), le Théâtre les Vices Tordus (animation échasse / bonimenterie), Luna Caballera (cirque équestre).

7 têtes de roi
Crédit photo: Charles-Frédérick Ouellet

Lors de notre visite, les Productions Strada (musique), Les Malchaussées (danse Gumboots) et les Sœurs KIF-KIF (animation / cirque) ont charmé les familles, bien à l’abri d’une bruine tenace sous le grand chapiteau et à l’intérieur de la chapelle.

La pluie d’hier soir a toutefois forcé l’annulation des 7 têtes de roi de l’Orchestre d’hommes-orchestres et Claudie Gagnon (animation / arts visuels). Il reste heureusement une soirée aujourd’hui pour voir ces tableaux vivants qui avaient animé la forêt de Saint-Alban dans Portneuf l’été dernier.

« Pas de meilleur site pour ce genre de festival »

Pierre Robitaille
Crédit photo: Jean Cazes

Porte parole du Festival des Arts de la Rue de Québec, Pierre Robitaille est le directeur artistique de la compagnie de marionnettes Pupulus Mordicus. Il a débuté sa carrière en 1978. « J’ai payé mon université en faisant de la marionnette les fins de semaine et l’été, puis j’ai toujours continué », raconte-t-il, avant de nous entretenir sur la nouvelle attraction familiale du lieu historique.

« Auparavant, le Domaine de Maizerets était davantage une structure d’accueil pour les événements organisés par d’autres. La direction a donc décidé de produire son propre événement annuel : c’est une première avec ce festival, qui se bonifiera certainement avec les années. Une des idées poursuivies par la direction est d’offrir au départ un événement pour les résidents de Limoilou, d’autant plus qu’il n’y a pas de meilleur site pour ce genre de festival, car Maizerets, c’est un peu comme un petit village avec sa chapelle, son manoir, ses sentiers, etc. […] On a un bon noyau dur de compagnies de la région, mais on formule déjà le souhait d’accueillir des artistes de l’international pour que les gens en aient plein les yeux! »

Citant au passage des traditions bien ancrées sur le vieux continent, telles que le festival d’Aurillac – plus important événement du genre en Europe selon lui – Pierre Robitaille souligne les retombées économiques des arts de la rue.

« Bien des gens assistent à des performances de tel ou tel artiste en pensant que c’est de l’argent pris dans leur poche. Mais ces artistes-là, comme ceux de plusieurs compagnies des arts de la rue du Québec, vont aussi travailler dans ces festivals où il vont faire par exemple 40 spectacles. Ils ramènent donc 40 fois les 3000 $ qu’on leur a donnés pour traverser! Ce montant, c’est dans leurs poches qu’il rapporte au Canada, et ça retourne dans notre économie. Et je suis tanné de défendre ça, On doit tabler sur l’importance de la culture en général, car c’est aussi source de bonheur, de bien-être, et d’éveil des consciences… », martèle le porte parole.

On retrouve les détails du Festival des Arts de la Rue de Québec au calendrier de Monlimoilou.

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