Limoilou dans les années 1990 (6) : l’incendie du lave-auto de la rue de l’Espinay | 12 janvier 2020 | Article par Jean Cazes

Le sinistre du 18 décembre 1996.

Crédit photo: Gaétan Blais/SPIQ

Limoilou dans les années 1990 (6) : l’incendie du lave-auto de la rue de l’Espinay

La série « Limoilou dans les années 1990 » revisite le passé du quartier à travers des images d’archives tirées de diverses sources.

Rapporté dans le site des archives de la Société de protection des incendies de Québec (SPIQ), un feu spectaculaire survenu le 18 décembre 1996 a détruit le lave-auto situé au 335 de l’Espinay, dans le secteur ouest du Vieux-Limoilou.

Le terrain de ce commerce est depuis inoccupé, comme l’illustre la photo comparative dans la galerie au bas de cet article, immortalisée le 8 janvier 2020.

« Ça, les médias en ont jamais parlé »

Sur quelques lignes en page A4, Le Soleil du 19 décembre 1996 rapporte cet incendie « possiblement d’origine criminelle » ayant éclaté vers 1 h 00 la veille :

« Les pompiers ont travaillé pendant quatre heures, mais n’ont pu sauver le bâtiment. Devant l’ampleur du sinistre, ils on fait sonner un code « 99 », faisant rentrer au travail les pompiers du quart présent. »

Le sinistre de la rue de l’Espinay aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves n’eut été de l’intervention efficace des pompiers, comme en témoigne, sur le site de la SPIQ, le 1er chef de district, Roland Turgeon :

« J’y étais ! |  […] Le feu était comme sur ta photo à l’arrière, et ce qui attirait mon attention, c’était les 2 bouteilles de propane (sécurité). Denis Branchaud était capitaine au 2 et répondait sur cet appel et le chef Gilles Patry s’est présenté à la 3e alarme et le chef de division : Gaston Verreault.

Il y avait entre ce bâtiment et l’autre voisin un contact assez direct. J’ai commandé une lance déluge dans l’échelle pour arroser entre les 2 bâtiments (protection et propagation). Il s’est avéré que l’entrepôt (l’autre bâtiment) était un bâtiment du ministère de l’Environnement, où ils gardaient toutes sortes de matières dangereuses. Il est facile de s’imaginer l’évacuation des gens tout le tour si on n’avait pas arrêté la propagation. Ça, les médias en ont jamais parlé […]. »

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Voir le billet précédent de la série : Limoilou dans les années 1990 (5) : vue du « G » sur le Vieux-Limoilou.